@informateur.ci- Le parti PASTEF-Les Patriotes tiendra son premier congrès ordinaire le 6 juin 2026, un rendez-vous que son président, Ousmane Sonko, présente comme une étape déterminante dans la consolidation du projet politique porté par sa formation depuis sa création. Dans une déclaration à forte portée politique, il a appelé à approfondir la souveraineté nationale et à clarifier les relations entre le parti et l’État afin de pérenniser les acquis de la victoire électorale de 2024.
Selon le leader du PASTEF, le mouvement est né d’une conviction fondamentale : l’indépendance politique n’a de sens que si un peuple maîtrise pleinement son destin. Cette réflexion a conduit à la rédaction du Manifeste des Patriotes puis à l’Appel aux Patriotes, avec l’ambition de bâtir un instrument politique capable de conduire une véritable reconquête de la souveraineté du Sénégal.
Ousmane Sonko est revenu sur les années marquées par les tensions politiques entre 2021 et 2024. Arrestations, dissolution du parti, restrictions des libertés publiques et répression n’ont pas, selon lui, freiné la mobilisation populaire. Au contraire, ces événements auraient contribué à renforcer la conscience politique des Sénégalais et à élargir l’adhésion au projet porté par le PASTEF.
Pour le dirigeant politique, la victoire obtenue en 2024 ne constitue pas une simple alternance démocratique, mais l’aboutissement d’un long processus de maturation politique et citoyenne. Le congrès de juin devra ainsi permettre au mouvement de franchir une nouvelle étape en se transformant en une organisation politique durable, structurée et capable d’accompagner la transformation du pays sur le long terme.
Au cœur des discussions figurera la nécessité de « clarifier le rapport entre le parti et l’État », un enjeu que le président du PASTEF juge essentiel pour garantir l’efficacité de l’action publique tout en préservant les principes démocratiques. Le congrès devra également définir une stratégie visant à renforcer les structures locales, former de nouveaux cadres et consolider ce qu’il appelle le « bloc populaire de la souveraineté».
Le responsable politique a également insisté sur la dimension économique du projet souverainiste. Il plaide pour un État stratège, une économie productive, une administration performante et une lutte renforcée contre la corruption et les systèmes de rente. Selon lui, le développement du Sénégal doit s’appuyer sur le travail, la connaissance, l’innovation, la science et la production nationale.
Au-delà des enjeux économiques, Ousmane Sonko met en avant une souveraineté culturelle fondée sur la valorisation des langues nationales, la réappropriation de l’histoire africaine et la maîtrise des technologies d’avenir. Il estime que cette transformation nécessite la mobilisation de toutes les composantes de la société, notamment les jeunes, les femmes, les travailleurs, les agriculteurs, les pêcheurs, les entrepreneurs et la diaspora.
Enfin, le leader du PASTEF a souligné que l’avenir du Sénégal demeure étroitement lié à celui de l’Afrique. Il appelle à une souveraineté africaine reposant sur l’intégration économique, la coopération scientifique et la transformation locale des ressources. Pour lui, le défi consiste désormais à démontrer qu’une transformation démocratique, populaire et souveraine peut être menée en Afrique dans le respect des institutions et de la volonté des citoyens.
Yannick KOBO












