@informateur.ci- Le Parlement du Ghana a adopté, vendredi, une loi controversée renforçant les sanctions contre les personnes homosexuelles et les organisations soutenant les droits LGBT+. Le texte, intitulé « Loi sur les droits sexuels et les valeurs familiales », prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Selon les dispositions adoptées par les députés ghanéens, toute personne reconnue coupable de relations homosexuelles risque jusqu’à trois ans de prison. Les sanctions sont encore plus lourdes pour ceux qui seraient accusés de « promouvoir, parrainer ou soutenir intentionnellement des activités LGBT+ », avec des peines comprises entre trois et cinq ans d’emprisonnement.
Pour entrer officiellement en vigueur, cette législation doit désormais être promulguée par le président ghanéen, John Mahama. Le chef de l’État avait déjà affiché son soutien au projet de loi durant sa campagne électorale, puis après son accession au pouvoir.
«Je crois aux principes et aux valeurs selon lesquelles il n’existe que deux sexes : l’homme et la femme. Et que le mariage est entre un homme et une femme », avait notamment déclaré John Mahama peu après son élection, réaffirmant sa position en faveur des valeurs familiales traditionnelles défendues par les promoteurs du texte.
L’adoption de cette loi suscite toutefois de vives réactions sur la scène internationale. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales et aux droits des minorités sexuelles. Elles estiment que cette législation pourrait accentuer les discriminations et les violences à l’encontre des personnes LGBT+ dans le pays.
Djah OPELY












