@informateur.ci- Près de 300 ressortissants ghanéens, dont des femmes et des enfants, ont été rapatriés volontairement mercredi depuis Johannesburg vers le Ghana, à la suite de nouvelles vagues de violences et de manifestations hostiles aux immigrés en Afrique du Sud. Les personnes concernées évoquent un climat d’insécurité grandissant ainsi que des actes répétés de harcèlement visant les étrangers.
Selon plusieurs sources locales, environ 800 Ghanéens auraient manifesté leur volonté de quitter le territoire sud-africain face à la montée des tensions. Les opérations de retour ont été organisées dans un contexte marqué par des protestations accusant les migrants d’être responsables du chômage élevé et de l’insécurité dans le pays.
Un responsable sud-africain de l’immigration a indiqué que parmi les 300 personnes rapatriées, seulement une dizaine disposaient de documents de séjour en règle. Cette révélation relance le débat sur la situation des migrants en Afrique du Sud, où de nombreux étrangers vivent dans des conditions administratives précaires.
Les organisations de défense des migrants dénoncent toutefois une stigmatisation des communautés étrangères. Elles estiment que les immigrés servent de boucs émissaires dans un pays confronté à un taux de chômage dépassant les 30 % et à une crise socio-économique persistante.
Malgré ces tensions, les autorités ghanéennes cherchent à apaiser la situation. Le haut-commissaire du Ghana en Afrique du Sud a exclu toute détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays, appelant au dialogue et à la protection des ressortissants africains vivant sur le sol sud-africain.
Djah OPELY












