@informateur.ci- La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola. Officiellement déclarée le 15 mai 2026, l’épidémie continue de progresser rapidement, poussant les autorités sanitaires internationales à renforcer leur niveau d’alerte.
Selon le ministère congolais de la Santé, 136 décès et 543 cas suspects ont déjà été enregistrés à travers le pays, d’après un bilan communiqué mardi 19 mai. Les autorités précisent toutefois que ces chiffres demeurent provisoires en raison de l’évolution rapide de la situation sanitaire.
Face à l’ampleur de la crise, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété dimanche une « urgence de santé publique de portée internationale », correspondant au deuxième niveau d’alerte le plus élevé de l’institution. Cette décision vise à accélérer la mobilisation internationale afin de contenir la propagation du virus.
La souche Bundibugyo, identifiée dans cette nouvelle flambée, suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté scientifique. Contrairement à d’autres variantes du virus Ebola, aucun vaccin homologué n’existe actuellement contre cette souche, compliquant davantage les efforts de riposte.
La propagation de l’épidémie au-delà des frontières congolaises accentue également les préoccupations. Un premier décès lié au virus a été signalé samedi en Ouganda chez une personne revenant d’un séjour en RDC, faisant craindre une extension régionale de la maladie.
Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a dénoncé les conséquences de la baisse drastique des financements internationaux sur la gestion de cette crise sanitaire. Selon lui, les difficultés rencontrées dans la surveillance épidémiologique et la détection rapide des cas ont contribué à la propagation actuelle de l’épidémie.
La RDC a déjà connu seize épidémies d’Ebola depuis la découverte du virus en 1976. Cependant, les autorités sanitaires estiment que cette nouvelle flambée représente un défi particulièrement préoccupant en raison de son rythme de diffusion et de l’absence de vaccin adapté.
Djah OPELY












