@informateur.ci- La filière cacao ivoirienne, pilier de l’économie nationale, fait face à une nouvelle zone de turbulence. A l’occasion d’une conférence de presse, ce samedi 27 mars 2026 à Yamoussoukro, l’Union nationale des sociétés coopératives agricoles leaders de Côte d’Ivoire (UNSCAL-CI) a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences sociales du blocage du cacao résiduel de la campagne principale 2025/2026, avec un risque accru de résurgence du travail des enfants.
L’organisation rappelle qu’il y a quelques années, la filière avait été fragilisée par de vives critiques internationales liées à l’exploitation des enfants. Grâce à une mobilisation conjointe des autorités, des producteurs et des coopératives, des progrès significatifs ont toutefois été enregistrés. L’implication de la Première Dame, Dominique Ouattara, a notamment permis de renforcer la scolarisation, la sensibilisation et les mécanismes de protection de l’enfance dans les zones rurales.
Mais aujourd’hui, ces acquis sont menacés. En cause : des stocks de cacao invendus qui privent les producteurs de revenus essentiels. Selon l’UNSCAL-CI, cette situation compromet leur capacité à rémunérer la main-d’œuvre, entretenir les plantations et surtout assurer la scolarité des enfants. « Lorsque les revenus sont bloqués, les familles deviennent plus vulnérables, et les risques de recours au travail des enfants augmentent », a rappelé Moussa Sawadogo, président de l’UNSCAL-CI.
Face à cette urgence, l’UNSCAL-CI appelle à une solution rapide pour l’écoulement de l’ensemble de la production. Elle rappelle que des engagements ont été pris par le président de la République, Alassane Ouattara, et exhorte les autorités à passer à l’action.
Le président de l’UNSCAL-CI a surtout exhorté la Première dame de Côte d’Ivoire à s’impliquer personnellement dans la résolution de cette crise. Pour lui, son intervention pourrait être décisive pour préserver les efforts engagés contre le travail des enfants et soutenir durablement les producteurs.
Yannick KOBO












