@informateur.ci- Une nouvelle tension secoue la coalition au pouvoir au Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé, mardi 11 novembre 2025, sa préoccupation face aux « facteurs de division » persistants au sein de l’alliance gouvernementale qu’il forme avec son Premier ministre, Ousmane Sonko. Dans la foulée, le chef de l’État a annoncé avoir mis fin aux fonctions de Aïssatou Mbodj, coordinatrice de la coalition présidentielle et proche du Premier ministre.
Selon un communiqué de la Présidence, Aïssatou Mbodj sera remplacée par l’ancienne Première ministre Aminata Touré, présentée comme une figure d’expérience capable de «renforcer la cohésion et la discipline au sein de la majorité». Ce choix a cependant provoqué de vives réactions au sein du Pastef, parti dirigé par Ousmane Sonko.
Dans un communiqué publié mercredi, le Pastef a contesté la légitimité de cette décision présidentielle, affirmant que le chef de l’État « n’a pas le pouvoir » de désigner ou de révoquer la coordination de la coalition. Le parti précise que « le Pastef et ses alliés ne se reconnaissent dans aucune initiative coordonnée par Mme Aminata Touré », accusant la présidence d’agir unilatéralement.
Cette crise interne vient s’ajouter à une série de désaccords politiques qui fragilisent le tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, alliés de longue date. Depuis leur victoire à la présidentielle de mars 2024, les deux hommes incarnent un nouveau souffle politique, mais leurs divergences sur la gestion du pouvoir deviennent de plus en plus visibles.
L’éviction d’Aïssatou Mbodj, perçue comme un signal d’autorité du président sur son Premier ministre, pourrait marquer un tournant dans les rapports de force au sein du gouvernement. Certains observateurs redoutent que cette décision accentue les fractures entre les partisans du Pastef et ceux favorables à une ligne plus présidentielle, incarnée par Diomaye Faye.
Djah OPELY












