@informateur.ci- Le Mali vit au ralenti. Depuis plusieurs semaines, Bamako la capitale malienne et plusieurs localités subissent les effets d’un blocus imposé par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Les conséquences se font sentir dans tous les secteurs : raréfaction du carburant, pénuries d’électricité, paralysie de l’économie et fermeture d’écoles et d’universités.
L’essence et le gasoil sont devenus des denrées rares dans la plupart des stations-service de la capitale. Les longues files d’attente s’étirent à perte de vue, quand les stations ne ferment pas tout simplement faute d’approvisionnement. Cette situation, qui asphyxie les transports et les activités économiques, inquiète profondément les habitants. «Nous ne pouvons plus travailler normalement. Sans carburant, tout s’arrête », témoigne un chauffeur de taxi, visiblement épuisé par des heures d’attente. Les populations appellent les autorités de transition à prendre des mesures urgentes pour sécuriser le circuit d’approvisionnement et mettre fin à cette crise qui accentue la précarité.
Selon plusieurs sources locales, les djihadistes du Jnim multiplient les attaques et les entraves sur les routes menant à Bamako, bloquant ainsi l’entrée des hydrocarbures et des denrées essentielles. Face à cette situation, la capitale malienne semble prise en étau, oscillant entre colère et résignation. Reste à savoir jusqu’où iront les djihadistes dans leur stratégie d’asphyxie économique, alors que le pays, déjà éprouvé par des années de conflit, tente de résister à ce nouveau coup porté à sa stabilité.
Yannick KOBO












