@informateur.ci- Six ans après sa création le 26 juillet 2019, le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS), fondé par Guillaume Soro, continue d’incarner une force politique alternative en Côte d’Ivoire, malgré une répression persistante.
Le 26 juillet 2019, une nouvelle voix s’élevait dans le paysage politique ivoirien. Six ans plus tard, le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS), fondé par l’ancien Premier ministre Guillaume Soro, revendique toujours sa place comme force de proposition et d’opposition.
Il y a six ans jour pour jour, Guillaume Kigbafori Soro lançait à Abidjan le mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS), dans une salle comble où militants, sympathisants et anciens compagnons de lutte scellaient la naissance d’un mouvement se voulant transpartisan et citoyen. Son mot d’ordre à l’époque : « Il est temps de tourner la page d’un certain système».
Pensé comme un creuset d’expression pour toutes les générations et toutes les sensibilités politiques, GPS portait dès l’origine l’ambition d’incarner une alternative crédible aux partis traditionnels. Solidement campé sur les valeurs de justice sociale, de solidarité et de renouveau démocratique, le mouvement s’est très vite imposé dans le débat public, galvanisé par la popularité et le charisme de son initiateur.
Mais l’enthousiasme des débuts a rapidement laissé place à une réalité plus rude. Accusé de menaces contre la sûreté de l’État, Guillaume Soro a été contraint à l’exil dès décembre 2019, alors que ses proches faisaient face à une série d’arrestations, de condamnations et d’intimidations. En quelques mois, GPS devient la cible d’une répression qualifiée par ses membres de « systématique », révélatrice selon eux des failles de la démocratie ivoirienne.
Malgré ces épreuves, le mouvement n’a jamais cessé d’exister, porté par une base militante restée fidèle et par une coordination à l’international qui n’a cessé d’exiger le respect des libertés fondamentales. Chaque attaque judiciaire ou administrative semble, paradoxalement, renforcer sa cohésion. « GPS est devenu un symbole de résilience face à l’adversité », commente un militant historique.
À l’heure où la Côte d’Ivoire s’achemine vers de nouvelles échéances électorales, les partisans de GPS continuent de revendiquer leur droit à exister, à proposer, à s’organiser. Le mouvement de Guillaume Soro, bien qu’entravé, maintient son cap : œuvrer pour une gouvernance inclusive, participative et fondée sur les aspirations profondes du peuple ivoirien.
En six ans, GPS s’est imposé non seulement comme une idée politique, mais aussi comme une résistance démocratique. Le 26 juillet reste pour ses partisans un moment de mémoire, d’engagement et d’espérance.
Djah OP












