@informateur.ci- Depuis son exil, Brédoumy Soumaïla, porte-parole du PDCI-RDA, affirme avoir échappé à un enlèvement orchestré. Il dénonce des tentatives de neutralisation liées à son rôle au sein de l’opposition ivoirienne.
Brédoumy Soumaïla, porte-parole du PDCI-RDA, affirme depuis son exil avoir échappé de justesse à une tentative d’enlèvement planifiée, selon lui, par des individus encagoulés.
Dans une déclaration rendue publique ce 25 juillet, Brédoumy Soumaïla Traoré, cadre influent du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), a révélé avoir été visé par une opération d’enlèvement. C’est la haute direction du parti, affirme-t-il, qui l’a alerté à temps d’un projet visant à le capturer et à le conduire vers une destination inconnue. «Sincèrement, je n’avais pas cru à l’information sur le moment. Mais le président Tidjane Thiam a jugé nécessaire que je sois mis à l’abri pour observer la situation», explique-t-il.
Selon lui, des éléments concrets et bien documentés ont par la suite confirmé l’existence réelle de cette menace. « C’étaient des instructions précises pour me neutraliser. Mais neutraliser comment ? Est-ce que cela impliquait ma vie ? Je l’ignore encore aujourd’hui», s’interroge-t-il.
Dans son intervention, Brédoumy a tenu à exprimer sa reconnaissance aux leaders politiques Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo. Il salue leur décision de l’intégrer aux instances du Front commun de l’opposition et de l’associer à la cellule communication aux côtés du jeune Lago Fabrice, alias Steve Beko. «Cette marque de confiance me touche profondément. Mais c’est peut-être aussi cela qui dérange ce régime. Nous disposons d’une force de communication et d’explication qui dépasse les clivages politiques et parle directement aux Ivoiriens.»
Selon lui, l’impact de leurs interventions sur les plateformes numériques du PDCI est tel qu’elles rivalisent, voire dépassent, en audience les journaux télévisés de la RTI.
«Tout cela les inquiète… », conclut-il.
Brédoumy dénonce ainsi un climat d’intimidation politique croissant à l’approche de l’élection présidentielle, et appelle à la vigilance face aux menaces qui pèsent sur les voix discordantes du paysage politique ivoirien.
Yannick KOBO












