@informateur.ci- À trois mois de la présidentielle en Côte d’Ivoire, la FIDHOP alerte sur une crise préélectorale grandissante, appelle à un report du scrutin et exhorte le président Ouattara à renoncer à un quatrième mandat.
La Fondation Internationale pour les Droits de l’Homme et la Vie Pacifique (FIDHOP) a lancé un appel solennel, depuis New York ce 25 juillet 2025, en faveur du report de l’élection présidentielle prévue en Côte d’Ivoire le 25 octobre prochain. Elle exhorte par ailleurs le président Alassane Ouattara à renoncer à un quatrième mandat, estimant que sa candidature pourrait engendrer de graves troubles à l’ordre public.
Dans une déclaration officielle, la FIDHOP dénonce un climat préélectoral marqué par des atteintes aux libertés fondamentales, notamment la répression contre des opposants et des membres de la société civile. L’organisation pointe également de graves dysfonctionnements au sein de la Commission Électorale Indépendante (CEI), qu’elle accuse de partialité et de proximité avec le pouvoir en place.
Parmi les faits reprochés à la CEI : l’absence de calendrier électoral précis, le refus de réviser la liste électorale en violation de l’article 6 du Code électoral, ainsi que la gestion controversée du parrainage des candidats. La FIDHOP déplore notamment que la CEI ait d’abord interdit, puis autorisé des candidats radiés à recueillir des parrainages, créant ainsi un flou juridique préjudiciable à la stabilité du processus.
L’organisation attire également l’attention sur le risque de violences si les candidatures de personnalités telles que Laurent Gbagbo ou Tidjane Thiam étaient rejetées par le Conseil constitutionnel.
Face à cette situation jugée préoccupante, la FIDHOP recommande le report du scrutin pour une période de trois à six mois, le temps de garantir un cadre électoral crédible et consensuel. Elle appelle à la dissolution de l’actuelle CEI, à un audit de la liste électorale, et surtout, à une clarification rapide de la position du président Ouattara. « Le maintien de l’élection dans ces conditions serait une menace pour la paix et la stabilité de la Côte d’Ivoire », conclut Dr Boga Sako Gervais, président de la FIDHOP.
Yannick KOBO












