@informateur.ci- Le Sénégal revoit à la hausse les redevances imposées aux médias étrangers. RFI devra désormais s’acquitter de 675 millions FCFA par an pour ses fréquences, contre 10 millions auparavant.
Un important changement vient d’intervenir dans la fiscalité appliquée aux médias internationaux opérant au Sénégal. En début de semaine, le député Guy Marius Sagna a révélé une réforme majeure qui rehausse significativement les redevances liées à l’exploitation des fréquences hertziennes.
Parmi les médias concernés, Radio France Internationale (RFI), qui bénéficiait jusqu’ici de 9 fréquences pour un montant annuel de 10 millions FCFA, devra désormais s’acquitter de 675 millions FCFA. De son côté, Radio Chine Internationale, avec 2 fréquences, paiera désormais 150 millions FCFA. «La gouvernance change avec les patriotes », a déclaré le député sur les réseaux sociaux, en référence à cette mesure qui s’inscrit dans une volonté de réforme plus large du cadre économique des médias étrangers présents au Sénégal. Selon lui, cette nouvelle politique permettra à l’État de générer plus de 5 milliards FCFA de recettes en 2025, contre moins de 100 millions FCFA les années précédentes.
Ce durcissement des conditions financières vise à rééquilibrer les rapports entre l’État sénégalais et les grandes chaînes internationales opérant sur son territoire, tout en renforçant la souveraineté économique du pays dans le domaine médiatique.
Reste à savoir comment ces hausses seront accueillies par les médias concernés. Si elles peuvent être vues comme une volonté légitime de mieux valoriser les ressources nationales, elles pourraient aussi entraîner des réajustements stratégiques de la part de certains diffuseurs, voire une réduction de leur présence locale. Le paysage médiatique sénégalais pourrait ainsi connaître une transformation dans les mois à venir.
Djah OPELY












