@informateur.ci- Au Burina Faso, les plumes continuent d’être bâillonnées, sous toutes les formes. La nouvelle trouvaille du Capitaine Traoré Ibrahim est simple : un » décret de mobilisation générale » dans le cadre de la lutte anti-djihadiste signé à leur attention et hop, les journalistes qui dérangent le régime militaire de Ouagadougou sont extraits manu militari de leurs rédactions pour être envoyés au front, avec une kalach à la main, à la place de la plume ! Pour leur apprendre à critiquer un pouvoir militaire ! Malheur à ceux qui dénoncent publiquement les atteintes à la liberté d’expression et de presse au Burina Faso. Heureusement, deux (2) d’entre eux viennent d’être fraîchement libérés des liens de cet enrôlement forcé.
En effet, selon les informations données ces dernières heures par les médias locaux et internationaux, les confrères Guézouma Sanogo, président de l’Association des journalistes du Burkina Faso (AJB), et Phil Roland Zongo, journaliste à la radio Femina FM, ont pu regagner leurs domiciles le lundi 21 juillet 2025, après avoir passé quatre (4) mois dans le brasier terroriste, sans aucune notion du maniement des armes. Phil Roland Zongo avait été arrêté le 23 mars 2025 et Guézouma Sanogo, le lendemain 24 mars. Par la suite l’AJB a purement et simplement été dissoute pour » défaut d’existence légale ».
Le crime de ces journalistes a été d’avoir avaient dénoncé ‘’ la transformation des médias publics en outils de propagande ‘’, lors d’un congrès de l’AJB. Ce qui leur a valu d’être réquisitionnés dans la Zone de Fada N’Gourma, dans l’Est du pays, à en croire les sources. La libération de ces deux journalistes burkinabè réquisitionnés de force dans la lutte contre le djihadisme survient quelques jours après la libération de deux (2) de leurs confrères, Luc Pagbelguem et Boukari Ouoba, qui ont pu retrouver la chaleur et l’affection de leurs familles le 17 juillet 2025, à la grande satisfaction de Reporters sans frontières (RSF).
Hélas, au moins deux journalistes seraient encore dans les liens de l’enrôlement forcé sur le front anti-djihadiste au Burkina Faso. D’où les appels lancés par les organisations des Droits de l’Homme et RSF en direction des autorités militaires pour être situé sur leur sort et surtout pour leur libération immédiate.
Maurice Konan KOUASSI












