@informateur.ci- En République démocratique du Congo (RDC), depuis la prise de la ville de Goma fin janvier 2025 par le Mouvement du 23 mars 2029 (M23) et l’Alliance Fleuve Congo (AFC) avec le soutien de l’Armée rwandaise, les négociations de paix pour aboutir à un cessez-le-feu n’ont jamais cessé bien que l’Armée congolaise, qui ne cessait pas de perdre du terrain face à ce groupe rebelle, ne paraissait pas en mesure de reconquérir Goma par les armes de sitôt.
Des mois de de pourparlers entre les parties à Doha grâce à une médiation inlassable du Qatar, avec les facilitateurs américains, européens et africains, ont permis de parvenir, ce samedi 19 juillet 2025, à la signature d’une déclaration de principes, pour un accord de paix entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23. Au grand soulagement de la Commission de qui se réjouit de cette ‘’ avancée significative ‘’.
Plus précisément, les parties signataires s’engagent à coopérer entièrement avec les organismes régionaux et internationaux pour le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, la restauration de l’autorité de l’Etat incarnée par le Président Félix Tshisekedi et le pouvoir de Kinshasa, la protection des populations civiles, les droits de l’Hommes et humanitaires. L’accord de paix formel à venir devant préciser le mécanisme et les délais de restauration de l’autorité de l’Etat de la RDC sur l’ensemble du territoire national.
Faut-il le noter, le M23 qui dément le soutien du Rwanda et affirme être un mouvement congolais dont l’objectif est de renverser le régime du Président Félix Tshisekedi, a installé une administration et une économie parallèles et dans les zones sous son contrôle. Il faut le dire, ce point fait forcément allusion à la prise par les groupes armés et leurs soutiens rwandais de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, une ville stratégique non seulement par sa taille, mais aussi et surtout parce que la zone est riche en ressources naturelles et notamment en minerais. Située à la frontière rwandaise, elle est l’une des principales voies d’exportation des produits de l’est de la RDC vers l’étranger, dans un pays où les voies routières en bon état manquent cruellement.
Goma était aussi un symbole du pouvoir central congolais qu’il fallait ébranler. Mais le Président Félix Tshisekedi, le gouvernement et l’armée congolaise ont su faire preuve de résilience. Ainsi, les parties vont s’accorder pour un cessez-le-feu permanent sous l’égide de la Mission de Nation Unies au Congo (MONUSCO). Les signataires s’engagent en outre à rassurer la population des zones de conflit et les Congolais dans leur ensemble et à instaurer un climat propice au dialogue. La libération de prisonniers deux parties est également inscrite dans l’accord de principe, ainsi que le retour sécurisé et dans les conditions idoines des déplacés et réfugiés.
L’accord de principe pose en effet la question du retour des réfugiés et des personnes déplacées conformément au droit humanitaire international et dans le cadre d’un accord entre la RDC, les pays d’accueil et le HCR. Après un premier accord signé, faut-il le rappeler, le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda, l’Accord de Paix Global devrait être effectif à la mi-août 2025.
Dans ce conflit, tandis que Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir les groupes armés dans l’Est de la RDC, Kigali de son côté reproche à la RDC de soutenir les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé créé par d’anciens responsables Hutus qui se seraient réfugiés dans l’Est de la RDC d’où ils feraient peser une menace sur la sécurité du territoire rwandais et la souveraineté du pays. Des accusations mutuelles officiellement rejetées, de part et d’autre.
Maurice Konan KOUASSI












