@informateur.ci- La plupart des partis membres de la CAP-CI, dont le FPI de Pascal Affi N’Guessan, ont boycotté la rencontre avec le RHDP, préférant un dialogue direct avec le gouvernement.
La rencontre initiée par le RHDP avec les partis politiques ivoiriens, dans le cadre d’un dialogue annoncé, a connu un boycott significatif de la part de plusieurs membres de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CAP-CI). À la tête de cette position, Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), explique les raisons de cette absence collective. «C’est le dialogue avec le gouvernement qui nous préoccupe, et non un dialogue avec le RHDP», a-t-il déclaré.
Selon l’ancien Premier ministre, la CAP-CI s’inscrit dans une dynamique de concertation institutionnelle. « Nous en sommes à notre cinquième dialogue avec le gouvernement, et nous souhaitons en initier un sixième. Le cadre de discussion légitime pour nous reste celui de l’exécutif, pas d’un parti politique », a-t-il précisé.
Dès les premiers contacts lancés pour cette rencontre, la démarche a été débattue en interne au sein de la CAP-CI. Toutefois, elle n’a pas fait consensus. Beaucoup de partis membres, estimant que la discussion avec le RHDP ne revêtait aucun intérêt politique ou stratégique, ont donc décidé de ne pas y participer.
Affi N’Guessan a toutefois souligné que la CAP-CI respecte la liberté d’initiative de ses membres : « Les partis politiques qui composent la coalition sont autonomes. Ils ne sont pas enfermés dans une ligne commune inflexible. Ceux qui ont souhaité répondre à l’invitation du RHDP l’ont fait en toute liberté. Mais cette participation ne peut engager l’ensemble de la coalition.».
Pour la CAP-CI, cette clarification est importante pour que l’opinion publique ne confonde pas l’initiative du RHDP avec un cadre officiel de dialogue national, auquel la coalition demeure pleinement ouverte — à condition qu’il soit conduit par le gouvernement.
Yannick KOBO












