@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, hormis le président Alassane Ouattara qui ne s’est pas encore prononcé sur sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, les principaux partis politiques ont déjà désigné leurs candidats. Au Front populaire ivoirien (FPI), c’est naturellement le président du parti, Pascal Affi Nguessan qui va défendre les couleurs de son camp dans les urnes. Après le rendez-vous manqué de 2020 qui l’a vu boycotter, solidairement avec les autres leaders de l’opposition, le désastreux scrutin présidentiel qui s’est soldé par une crise électoral qui a fait au moins 85 morts et des dégâts matériels importants, le natif de Bongouanou prendra part à cette élection, la deuxième à laquelle il participera en tant que candidat après l’épisode de 2015 où il avait obtenu 9,2% des suffrages exprimés.
Mais Affi sera-t-il de taille, en termes de score, à relever le défi face au parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP)? Après sa rupture avec le Woody de Mama, fera-t-il cette fois mentir dans les urnes ceux qui l’avaient raillé en déclarant que : ‘’Le président Laurent Gbagbo est parti au Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) avec toute la substance et la lettre en laissant à Affi le FPI qui est désormais une enveloppe vide‘’?
Affi et le FPI n’ont pas brillé dans les urnes lors des dernières élections législatives, municipales et régionales. Si bien que lors des dernières élections régionales, il a perdu son écharpe de président du Conseil régional du Moronou, battu par la candidate du PDCI-RDA Mme Aka Véronique dans son propre fief.
Si le président du ‘’Parti à la Rose ‘’ ne s’embarrasse pas de cette considération et ne donne jamais le sentiment d’avoir à prouver sa popularité en se mesurant à son ancien compagnon de lutte, on peut penser que le défi de la représentativité du FPI est une préoccupation pour lui. D’autant plus que son parti dont on connaît le poids qu’il a eu par le passé sur l’échiquier politique national, ambitionne légitimement de continuer à figurer au nombre des principales forces politiques du pays. Or, Affi et le FPI n’ont pas brillé dans les urnes lors des dernières élections législatives, municipales et régionales. Si bien que lors des dernières élections régionales, il a perdu son écharpe de président du Conseil régional du Moronou, battu par la candidate du PDCI- RDA, Mme Véronique Aka, dans son propre fief.
On le sait, l’opposition se trouve pour le moment amputée de deux grosses candidatures qui devraient peser lourdement dans la balance face au camp présidentiel. Le président Laurent Gbagbo, le candidat désigné du PPACI et Tidjane Thiam, celui du PDCI-RDA, sont toujours inéligibles en raison de leur radiation de la liste électorale. Affi Nguessan pourrait donc avoir à jouer les premiers rôles pour l’opposition à la présidentielle prochaine, si la situation des deux premiers ne change pas d’ici-là…Mais pour l’heure, le président et candidat du FPI ne semble pas se poser beaucoup de questions. Il s’attelle à réunir le niveau de parrainage requis par le code électoral pour valider sa candidature. Verra-t-on un grand Affi Nguessan dans les urnes le 25 octobre 2025?
Maurice Konan KOUASSI












