@informateur.ci- À fin décembre 2024, la dette publique du Burkina Faso s’élève à 8029,6 milliards FCFA, représentant 58,6 % du PIB. Malgré une hausse de 15,6 % en un an, le risque de surendettement est jugé modéré par la Banque mondiale.
La dette publique du Burkina Faso s’est élevée à 8029,6 milliards FCFA (environ 13,93 milliards de dollars) à la fin de l’année 2024, représentant 58,6 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. C’est ce qu’indique le bulletin statistique de la dette publique publié le 26 avril 2025, marquant une hausse de 15,6 % par rapport à 2023 (6946,52 milliards FCFA).
Cette progression est attribuée à l’augmentation des emprunts, notamment extérieurs, ainsi qu’aux effets des variations de taux de change. Dans le détail, la dette intérieure représente 59,5 % de l’encours total, soit 4777,51 milliards FCFA, contre 3252,08 milliards FCFA pour la dette extérieure (40,5 %).
Sur le plan extérieur, les prêts multilatéraux dominent largement, représentant 89,4 % du stock de dette extérieure. En dollars, la dette extérieure s’établit à 5,64 milliards $, tandis que la dette intérieure atteint 8,2 milliards $, rapporte l’Agence ecofin.
Le service de la dette a légèrement reculé : en 2024, le Burkina Faso a déboursé 1169,8 milliards FCFA, un montant en baisse de 4,4 % par rapport à l’exercice précédent. Cette diminution s’explique par une gestion plus prudente des engagements et une planification plus rigoureuse des remboursements.
Dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire persistante, marqué par des attaques terroristes récurrentes, le gouvernement continue de s’appuyer sur les financements du marché régional pour soutenir ses investissements publics. À la date du 23 avril 2025, le pays avait déjà levé 426 milliards FCFA sur le marché financier sous régional, avec un objectif annuel fixé à 1185 milliards FCFA, en baisse par rapport aux prévisions de 2024.
Malgré une hausse des taux d’intérêt sur le marché régional, la Banque mondiale estime que le risque de surendettement reste modéré, confirmant la soutenabilité à moyen terme de la dette burkinabè.
Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), la dette publique devrait reculer à 50,2 % du PIB en 2025, puis à 48,2 % d’ici à 2030, traduisant une volonté des autorités de renforcer la discipline budgétaire tout en répondant aux besoins urgents du pays.
Djah OPELY












