@informateur.ci- Le projet de Constitution en Guinée, présenté par la junte au pouvoir, prévoit un mandat présidentiel de 7 ans renouvelable une fois. Le texte sera soumis à référendum en septembre 2025.
La Guinée s’apprête à franchir un tournant politique majeur. Le projet de nouvelle Constitution, présenté le 26 juin 2025 au général Mamadi Doumbouya, chef de la junte militaire au pouvoir, prévoit de faire passer la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, renouvelable une seule fois. Le texte sera soumis à référendum le 21 septembre prochain.
Ce projet, censé marquer le retour à l’ordre constitutionnel après le coup d’État de septembre 2021 contre l’ancien président Alpha Condé, intervient dans un climat de forte restriction des libertés. Il reste flou sur la possibilité pour le général Doumbouya de se présenter à une future présidentielle, malgré une « charte de transition » qui interdit aux membres de la junte et aux responsables de la transition de briguer un mandat électif.
Pourtant, plusieurs voix au sein du pouvoir se sont récemment élevées pour soutenir une éventuelle candidature de Doumbouya, en dépit de ses engagements initiaux à ne pas se présenter.
Parmi les autres changements notables, le projet propose de reconnaître les langues nationales aux côtés du français comme langues officielles, marquant une avancée symbolique dans un pays aux riches diversités linguistiques. Il prévoit également un quota d’au moins 30 % de femmes dans les postes électifs et décisionnels, visant à renforcer l’équité de genre dans la vie politique guinéenne.
Sous pression internationale, la junte s’était engagée à un retour à un pouvoir civil avant fin 2024. Mais ce calendrier n’a pas été respecté. Le référendum du 21 septembre pourrait redéfinir l’avenir institutionnel du pays.
Djah OPELY












