@informateur.ci- Le COJEP crie à la fraude judiciaire après la radiation de Charles Blé Goudé de la liste électorale. Son porte-parole évoque une stratégie politique pour l’empêcher de participer à la présidentielle de 2025.
Le Congrès panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP) dénonce une «fraude judiciaire préméditée» après la radiation de son président, Charles Blé Goudé, de la liste électorale définitive en Côte d’Ivoire. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 5 juin 2025 à Abidjan, le porte-parole du parti, Me Serge Ouraga, a fustigé une « stratégie d’élimination politique» visant à écarter un adversaire jugé gênant à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
«Ce n’est pas une erreur administrative, mais une volonté politique clairement assumée», a-t-il déclaré. Le COJEP accuse les autorités ivoiriennes d’avoir monté un «faux judiciaire» pour priver leur leader de ses droits civiques.
Rappelant que Blé Goudé a été acquitté par la Cour pénale internationale en 2019, Me Ouraga dénonce le jugement par contumace de décembre 2019 en Côte d’Ivoire, où son leader a écopé de 20 ans de prison alors qu’il était toujours détenu à La Haye. « Il ne s’est jamais soustrait à la justice, il n’a jamais fui », a-t-il insisté.
Selon lui, cette radiation s’inscrit dans un processus d’« épuration politique sélective». Alors que Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo et Dogbo Blé ont tous bénéficié d’une mesure de grâce ou d’amnistie, seul Charles Blé Goudé reste visé par la justice. «Est-ce parce qu’il incarne une alternative ? Qu’il parle à la jeunesse?» s’est-il interrogé.
Malgré cette exclusion, le COJEP affirme ne pas baisser les bras. Me Ouraga a lancé un appel pressant à la communauté internationale afin qu’elle intervienne pour garantir des élections crédibles et inclusives.«Ce qui se joue aujourd’hui, c’est l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire. La paix de demain dépend des décisions d’aujourd’hui », a-t-il conclu.
Y.K/informateur.ci












