@informateur.ci- Au Mali, plus de 30 soldats ont été tués lors de deux attaques djihadistes à Boulikessi et Tombouctou. L’armée malienne affirme avoir repris le contrôle et neutralisé 14 assaillants.
Le Mali a été frappé par deux attaques djihadistes d’ampleur en l’espace de 48 heures, causant la mort d’au moins 30 soldats maliens. Dimanche 1er juin, un assaut meurtrier a visé la base militaire stratégique de Boulikessi, dans le centre du pays. Les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué l’attaque, affirmant avoir pris le contrôle du site. L’armée malienne a confirmé avoir été contrainte de se replier face à l’intensité des combats.
Le lendemain, lundi 2 juin, une nouvelle attaque a ciblé un camp militaire et l’aéroport de Tombouctou, au nord du pays. Selon l’état-major malien, les forces armées ont rapidement repoussé les assaillants, tuant 14 d’entre eux et interpellant 31 autres présumés terroristes. Le gouvernorat de Tombouctou a rapporté une tentative d’infiltration ainsi que des tirs d’obus, précisant que la situation était désormais sous contrôle.
Un élu local a indiqué qu’un véhicule piégé avait explosé à proximité du camp militaire. Les habitants ont également rapporté de vifs échanges de tirs dans la ville. Ces attaques interviennent dans un contexte sécuritaire très dégradé : depuis 2012, le Mali fait face à une insécurité persistante due à la présence de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, mais aussi à des tensions intercommunautaires.
Une source sécuritaire à Bamako a précisé que plusieurs soldats étaient toujours portés disparus. Ces nouvelles attaques soulignent la fragilité de l’armée malienne face à des groupes armés bien organisés et déterminés.
Y.K/informateur.ci












