@informateur.ci- À l’occasion de la commémoration du multipartisme en Côte d’Ivoire, Pascal Affi N’Guessan alerte sur les dérives démocratiques et affirme qu’un quatrième mandat d’Alassane Ouattara serait illégal et dangereux pour le pays.
À l’occasion de la célébration du 35e anniversaire du multipartisme en Côte d’Ivoire, Pascal Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI) et ancien Premier ministre, a livré un message empreint de gravité et d’inquiétude sur l’avenir démocratique du pays.
Dans une déclaration solennelle, il a rappelé que le 30 avril 1990 représentait une date fondatrice pour la démocratie ivoirienne : l’instauration du multipartisme, conquise au terme de longues années de lutte. Une victoire historique pour le FPI, mais aussi pour l’ensemble du peuple ivoirien.
Cependant, 35 ans plus tard, le leader politique dénonce une dérive autoritaire et une situation préoccupante à la veille de l’élection présidentielle. Il s’indigne notamment de la privation des droits civiques infligée à plusieurs figures politiques, dont un ancien président, un ancien Premier ministre et un ex-ministre. «C’est une indignité», affirme-t-il, en qualifiant ces décisions d’inacceptables dans une démocratie réelle.
Affi pointe également du doigt les atteintes aux droits politiques, le climat d’insécurité pour certains leaders, et les tentatives de déstabilisation de partis d’opposition. Selon lui, la Côte d’Ivoire est à nouveau menacée d’une crise majeure, qu’elle ne peut se permettre, dans un contexte régional déjà fragile. «Je le dis avec gravité : Alassane Ouattara n’a pas le droit de se représenter pour un 4ème mandat. La perpétuation de ce régime met notre pays en danger», a-t-il martelé.
Pour l’ancien Premier ministre sous le règne du président Laurent Gbagbo, seule une élection inclusive, transparente et équitable pourra garantir la stabilité du pays. Il appelle à une réforme de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et à un audit complet de la liste électorale.
Inspiré par les exemples récents du Sénégal et du Ghana, il invite les Ivoiriens à renouer avec l’espoir démocratique : «Je veux que la même fierté brille dans les yeux du peuple ivoirien en octobre et novembre prochains», a-il- indiqué. Affi N’guessan conclut son message en appelant à une mobilisation collective autour des valeurs de liberté et de démocratie, dans la lignée de la lutte menée en 1990. Il réaffirme que le FPI jouera, une fois encore, un rôle moteur dans cette quête d’alternance politique.
Y.K/Informateur.ci












