@informateur.ci- Suite à la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale, Valérie Yapo exhorte le PDCI-RDA à agir rapidement en désignant un candidat alternatif pour l’élection présidentielle de 2025.
À quelques mois de la présidentielle ivoirienne, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) traverse une nouvelle zone de turbulence. Jeudi 24 avril, depuis Abidjan-Plateau, Valérie Yapo, membre du bureau politique du parti, a lancé un appel pressant à la direction du PDCI : face à la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale, il est urgent de désigner un autre candidat.
«Nous avons appris que M. Tidjane Thiam a été officiellement radié. C’est une issue que je redoutais depuis plusieurs mois», a-t-elle affirmé. Valérie Yapo rappelle avoir alerté dès février sur les risques juridiques liés à la double nationalité de l’ancien banquier, une situation qui, selon elle, a été sous-estimée par la direction du parti.
Elle n’a pas mâché ses mots, dénonçant une gestion «amateur» du dossier Thiam : «Ils ont persisté à le présenter comme candidat à la convention malgré des signaux clairs.
Aujourd’hui, c’est tout le parti qui se retrouve dans l’impasse. », a-t-elle regretté.
Face à cette situation, Valérie Yapo exhorte les instances dirigeantes à réagir rapidement. «Il n’est pas trop tard. Le PDCI-RDA peut encore choisir un nouveau candidat d’ici fin mai. Il faut que ce candidat remplisse tous les critères légaux, à commencer par la nationalité ivoirienne exclusive», a-t-elle souligné.
Refusant tout culte de la personnalité autour de Thiam, elle déclare avec fermeté : «Il a dit qu’il n’y aurait pas de plan B ni de plan C. Mais il n’est pas Dieu. Le PDCI regorge de compétences, de talents capables de représenter le parti».
Parmi les personnalités évoquées pour un éventuel remplacement figurent Thierry Tanoh, Jean-Marc Yacé et Kouamé Patrice. Interrogée sur une éventuelle candidature personnelle, Valérie Yapo n’a pas écarté l’idée : «Moi-même, je pourrais être candidate. Il n’est pas question que nous payions collectivement les erreurs de gestion de ce dossier».
Elle conclut en soulignant les enjeux cruciaux de l’élection présidentielle de 2025 pour l’avenir du parti : « Depuis 2010, le PDCI-RDA n’a pas pris part à une présidentielle. Si nous ratons encore cette échéance, nous risquons de voir le parti s’effacer peu à peu».
Cette prise de position ferme intervient dans un climat de forte incertitude au sein du PDCI-RDA, à l’approche d’un scrutin qui s’annonce décisif.
Y.K/informateur.ci












