@informateur.ci- Lors de la présentation du Rapport Risque Pays 2025, l’économiste Stanislas Zézé a révélé que la corruption fait perdre 1 400 milliards FCFA par an à la Côte d’Ivoire. Un chiffre alarmant dévoilé lors d’une conférence sur les perspectives économiques nationales.
La Côte d’Ivoire enregistre une perte annuelle estimée à 1 400 milliards FCFA en raison de la corruption. Cette révélation a été faite par l’homme d’affaires et économiste ivoirien Stanislas Zézé, fondateur de Bloomfield Investment Corporation, lors de la 9ᵉ édition des Conférences Risque Pays organisée le mercredi 16 avril 2025 à Abidjan, au Sofitel Hôtel Ivoire. Cet événement a réuni des décideurs politiques, des experts économiques et des investisseurs afin d’évaluer les risques liés à l’environnement économique et sociopolitique du pays. Le Rapport Risque Pays Côte d’Ivoire 2025 y a été présenté, mettant en lumière les défis majeurs auxquels le pays fait face.
«Ce montant représente environ quatre fois le budget annuel de la République centrafricaine», a révélé Stanislas Zézé, insistant sur l’ampleur de l’impact de la corruption sur l’économie ivoirienne.
Malgré cette réalité préoccupante, la Côte d’Ivoire conserve une note de 6,3/10 dans le classement des risques pays de Bloomfield, ce qui la positionne parmi les pays à faible risque d’investissement. La conférence a également ouvert le débat sur les enjeux de sécurité et de stabilité politique à travers le thème : « 2025 est-il un tournant décisif pour la sécurité et la stabilité politique en Côte d’Ivoire ?»
Parmi les intervenants de cette table ronde figuraient le ministre Mamadou Touré, le président de Aube Nouvelle Vincent Toh Bi Irie, le professeur Simplice Yodé Dion, ainsi que le Dr Sako Gervais Boga, président d’honneur de la FIDHOP. Le débat a été modéré par Didier Acouetey, PDG du groupe AfricSearch. Avant cette discussion, Stanislas Zézé a présenté la méthodologie d’analyse du risque pays conçue par Bloomfield Intelligence. Celle-ci repose sur cinq axes clés : la performance macroéconomique, la gestion des finances publiques, l’environnement des affaires, le financement de l’économie, et l’environnement sociopolitique.
L’objectif est de fournir aux investisseurs, une vision claire des opportunités et des risques, en répondant aux trois questions fondamentales : Pourquoi investir ? Quel retour espérer ? Quels sont les risques ?
Y.K/Informateur.ci












