@informateur.ci- Enlevé à son domicile par des individus encagoulés, Assy Ghislain Dugarry, syndicaliste du MEDD a été déféré ce vendredi 4 avril au parquet, en attente des chefs d’accusation.
Assy Ghislain syndicaliste du MEDD, a été arrêté à son domicile par des individus encagoulés. Une arrestation jugée arbitraire, dénoncée par les syndicats et la communauté éducative en pleine grève des enseignants.
La tension monte dans le secteur éducatif ivoirien après l’arrestation jugée arbitraire d’Assy Ghislain, enseignant et Secrétaire à la Communication du Bureau Exécutif national du Mouvement des Enseignants pour la Dynamique de la Dignité (MEDD).
Dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 avril 2025, aux environs de 1h du matin, quatre individus encagoulés, identifiés comme des agents de police par sa famille, ont fait irruption au domicile d’Assy Ghislain. La scène s’est déroulée dans un climat de panique : porte défoncée, cris, et refus de toute explication à l’épouse de l’enseignant, qui a tenté d’en savoir plus sur les raisons de cette intervention musclée. L’enseignant a été contraint de suivre ces hommes vers une destination inconnue, sans qu’aucun mandat ne soit présenté.
Pour le MEDD, cette arrestation s’apparente à un enlèvement. Le syndicat, en pleine lutte pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants, y voit une intimidation manifeste. « Cet agissement est une violation des droits humains. Pourquoi semer la terreur dans le foyer d’un enseignant qui ne demande que justice?» s’interroge un communiqué du syndicat.
À ce jour, aucune explication officielle n’a été fournie sur les motifs de son arrestation.
Le Secrétaire Général National du MEDD a fermement condamné cet acte, appelant l’ensemble des enseignants de Côte d’Ivoire à rester solidaires et vigilants face à cette situation. Il a également salué le soutien des syndicats partenaires, ainsi que du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), qui se mobilisent pour la libération du syndicaliste.
Ce coup de force intervient dans un climat déjà tendu, alors que les enseignants ivoiriens réclament une prime d’incitation. Le MEDD rappelle que cette lutte reste prioritaire et que rien ne doit détourner les enseignants de leur mobilisation pour de meilleures conditions de travail.
En attendant, l’arrestation d’Assy Ghislain soulève de nombreuses inquiétudes sur le respect des libertés syndicales et des droits fondamentaux en Côte d’Ivoire. Le syndicat promet de suivre de près l’évolution de la situation et d’informer la communauté éducative des prochaines actions à mener.
Y.K/Informateur.ci












