@informateur.ci- La Coalition Pour l’Alternance Pacifique (CAP) en Côte d’Ivoire dénonce un fichier électoral controversé et s’oppose à un quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Elle exige une réforme de la CEI et des élections transparentes.
La Coalition Pour l’Alternance Pacifique (CAP) en Côte d’Ivoire réunie ce jeudi 03 avril, a pris position contre un quatrième mandat du président Alassane Ouattara et dénoncé de graves irrégularités dans la liste électorale provisoire. Selon la CAP, le fichier électoral, issu de la révision de 2024, ne reflète pas les mutations survenues en 2025 et exclut les citoyens ayant atteint la majorité cette année.
L’analyse de cette liste a révélé plusieurs anomalies : absence de données complètes pour de nombreux électeurs, erreurs dans les filiations et enregistrements de personnes biologiquement improbables. Plus de 5 millions d’électeurs ne respecteraient pas l’article 7 du code électoral, faute d’informations sur la naissance de leurs parents.
En outre, la CAP pointe du doigt 125 000 cas de fraudes par doublons et un système informatique de la Commission électorale indépendante (CEI) jugé peu fiable. Outre ces dysfonctionnements, la CAP critique l’exclusion persistante de figures politiques comme Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé du processus électoral. Elle dénonce également une campagne de dénigrement dirigée contre l’opposant Tidjane Thiam.
Face à cette situation, la CAP exige notamment une réforme profonde de la CEI pour en garantir l’indépendance ; l’audit et la refonte de la liste électorale ; des sanctions contre les fraudeurs et une nouvelle révision électorale en 2025 ; la réintégration de Gbagbo, Soro et Blé Goudé dans le fichier électoral et le maintien de la candidature de Tidjane Thiam.
Par ailleurs, elle rejette catégoriquement un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, jugé contraire aux principes démocratiques, qui viole la Constitution. Enfin, la CAP appelle à un dialogue entre le gouvernement, l’opposition et la société civile pour garantir des élections apaisées en 2025. Son objectif : restaurer un État de droit et réconcilier la nation ivoirienne.
Y.K/Informateur.ci












