@informateur- De toute évidence, le Burkina Faso vit des moments sombres causés par la récurrence des attaques terroristes. Ce samedi 24 août, plus d’une centaine de personnes ( militaires, Vdp et villageois) ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque aveugle de groupes djihadistes, à Barsalogho, dans le Centre-Nord du pays, à une centaine de km de Kaya.
La tragédie continue. Le Burkina Faso paie sans doute au prix fort l’arrogance et l’impudence du président de la Transition, le capitaine putschiste Ibrahim Traoré. Qu’on en juge. Il s’est successivement aliéné la Cedeao, la France, les États-Unis, la Côte d’Ivoire et d’autres pays européens qu’il considère comme des États ennemis. L’objectif étant clairement de se couper de tous ceux qui pourraient l’empêcher de gouverner en rond. Une stratégie qui semble lui réussir. Puisqu’il vient de se donner une rallonge de 5 ans à la tête de son pays. Sauf que cette stratégie a livré le Burkina Faso, pieds et poings liés à la folie des terroristes désormais libres de massacrer les populations en toute tranquillité.
En effet, comment imaginer que la junte burkinabé ait décidé de chasser aussi les Américains dont l’on connaît la compétence dans le renseignement militaire. Sans parler aussi de la France qui a pris pour lui les traits du diable. Il est vrai que IB s’est tourné vers la Russie. Mais, au vu de l’hécatombe à laquelle on assiste sur le terrain des opérations au Burkina, il est clair que les troupes russes de Wagner qui se sont mués en Afrique corps ne font pas le poids face aux djihadistes. Ainsi, après Mansila où plus d’une centaine de Burkinabè ont été tués, le 11 juin 2024, les terroristes ont encore frappé ce samedi 24 août avec près de 200 morts à Barsalogo. Ça commence à faire désordre. Mais comment ne pas pointer la responsabilité des dirigeants de la Transition. Surtout celle du capitaine Ibrahim Traoré qui ne semble pas appréhender la gravité de la charge qui lui incombe depuis septembre 2022, qui marque son accession à la magistrature suprême par un coup d’État contre le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba Sandaogo?
- Après Mansila, l’hécatombe continue
Dans cette logique, il s’est mis en tête de faire du Sankara. Aussi, se lance-t-il régulièrement dans des diatribes contre la Côte d’Ivoire identifiée comme l’ennemi du peuple burkinabé. Une démarche totalement irrationnelle, puisqu’elle le détourne de l’essentiel. A savoir, l’intensification de la lutte contre le djihadisme qui a justifié le coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir. Fervent admirateur de Thomas Sankara dont il a fait son référent, il se comporte finalement beaucoup plus comme un propagandiste, un populiste qu’un militaire engagé dans la défense du territoire burkinabé qui est en train de devenir un sanctuaire des terroristes. Par la faute, justement, des nouvelles autorités de la Transition dont l’incurie n’a d’égale que le goût de l’affichage du capitaine putschiste Ibrahim Traoré enivré par le pouvoir et ses privilèges. Il semble donc s’être mis en tête de faire le fier devant les micros et les flashs des projecteurs.
Pendant ce temps, les militaires, les VDP et les villageois se font tuer par centaines par des groupes terroristes qui ne se font pas prier pour faire le coup de feu. L’attaque de ce samedi 24 août est d’autant plus révoltante qu’elle est le fait du capitaine Ibrahim Traoré qui a demandé aux populations de participer à la mise en place des tranchées contre les incursions djihadistes. Résultat des courses, lorsque les terroristes sont arrivés, les militaires ont pris la poudre d’escampette, abandonnant ceux qui creusaient les tranchées aux mains de leurs bourreaux. Conséquence, il y a eu entre 150 et 200 morts et plus de 100 blessés évacués dans les centres de santé les plus proches. Triste. Pauvres Burkinabè, littéralement pris en otage par des putschistes qui jouent les révolutionnaires tout en abandonnant les populations aux mains des « fous de Dieu » qui ne font pas de quartier et tuent sans calcul, tirant sur tout ce qui bouge. C’est bien dommage !
OM/Informateur.ci












