@informateur- Entre l’Algérie et le Mali, c’est le grand froid au plan diplomatique depuis la prise du pouvoir à Bamako par la Transition militaire aessienne. Les relations entre ces deux pays frontaliers, déjà bien avachies, se sont davantage détériorées ces dernières semaines, rapportent les médias sous-régionaux. La méfiance réciproque entre les deux voisins résiste, selon les sources, à la méditation russe qui s’efforce difficilement de rapprocher Bamako et Alger. Une méfiance de plus en plus accrue et confirmée ces derniers mois par les mouvements des troupes militaires maliennes à la frontière avec l’Algérie. Inquiète à juste titre de cette attitude du voisin malien, l’Algérie renforce elle aussi ses positions à la frontière.
Entre les deux pays qui se regardent en chiens de faïence, se tient la Russie qui s’efforce de rétablir un minimum de confiance. Moscou souhaite le réchauffement des relations entre l’Algérie, son partenaire commercial, et le Mali, son nouvel allié. Mais difficile d’y parvenir. Car au centre du différend se trouve un enjeu sécuritaire de taille. Il s’agit de la gestion de la crise sécuritaire entre Bamako et les rebelles Touaregs au nord du Mali, dans laquelle l’Algérie a été le principal médiateur. L’on s’en souvient, début 2024 les autorités militaires maliennes avaient remis en cause l’accord d’Alger conclu depuis 2015 avec les groupes indépendantistes du Nord, considérés comme une source de déstabilisation du Mali.
Les tensions diplomatiques nées ces dernières semaines découlent de l’agacement de Bamako qui accuse des groupes séparatistes signataires de l’accord de ne pas respecter leurs engagements et reproche à Alger de ne pas jouer franc-jeu dans sa mission de médiation. La Transition militaire malienne accuse l’Algérie de servir de base-arrière à des groupes signataires de l’accord de 2015 qui auraient établi des bureaux à Alger pour mener des actions de déstabilisation à l’encontre du Mali. La réalité est que l’accord d’Alger est devenu inopérant depuis la reprise, en 2O23, des hostilités entre l’Armée malienne et les groupes indépendantistes du Nord majoritairement touaregs, après le retrait de la Mission des Nations-Unies au Mali (Minusma) qui a été priée par la junte de faire ses valises après dix années de présence. Moscou est bien obligé de ménager ses intérêts des deux côtés à la fois, en s’évertuant à faire baisser la tension entre son partenaire commercial algérien et son allié malien. Ce qui est loin d’être chose aisée.
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