@informateur- Au Niger, le scénario était prévisible. Après la guerre des mots, place aux actes. Le régime militaire qui accuse la France de s’enrichir sur le dos du Niger en pillant ses ressources en uranium, a mis ses menaces sous-jacentes à exécution en retirant au groupe français Orano (ex-Areva) son plus important site d’exploitation d’uranium au Niger.
En effet, le groupe français s’est vu retirer son permis d’exploitation de la mine d’Imouraren – l’un des plus grands gisements d’uranium au monde – par la Transition militaire en place. Un camouflet bien préparé depuis longtemps qui, à en croire le confrère français L’Express, n’a pas vraiment surpris la France. Ayant vu venir le coup, la France a anticipé le choc en se tournant vers d’autres horizons pour son approvisionnement en uranium appauvri.
Selon L’Express, la sévère restriction opérée par le Niger sur le groupe français en le privant de son plus grand gisement d’uranium dans ce pays, ne devrait pas beaucoup impacter la France. Car ‘’La décision était anticipée », dit-il. « Le Niger avait déjà baissé d’importance dans le portefeuille d’achat d’EDF ces dernières années« , fait savoir l’Express, rapportant les propos tenus à ce sujet récemment par Teva Meyer, géographe et spécialiste en géopolitique du nucléaire. Qui ajoute : « Même si la France perdait la totalité de l’approvisionnement du Niger – elle exploite encore un site dans la région d’Arlit – on pourrait facilement compenser en faisant venir davantage de combustible depuis l’Ouzbékistan ou le Canada« . Il est donc temps, grand temps, pour la France de regarder au-delà du Niger…, prévient le confrère.
DL/Informateur.ci












