@informateur- Les Forces françaises en Côte d’Ivoire, naguère baptisées 43 ème Bataillon d’infanterie et de marine (43 ème BIMA), basées à Abidjan – Port-Bouët depuis les années 1970 en vertu des accords de coopération qui lient les deux pays, vont- elles changer leurs habits ou voir évoluer leurs missions? C’est la question qu’on se pose depuis que les sources ont annoncé l’arrivée en Côte d’Ivoire d’émissaires de Paris chargés des affaires militaires.
En effet, Macron va, selon les médias, dépêcher son agent de mission pour l’Afrique, Jean-Marie Bockel, et la délégation qu’il conduira en Côte d’Ivoire, du 20 au 21 février 2024, pour discuter du nouveau dispositif militaire français en Côte d’Ivoire et plus généralement en Afrique. On peut penser que le contexte sous-régional marqué par la défiance de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à l’égard de la France, particulièrement au plan politique et militaire, ainsi qu’à l’égard de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) explique cette nouvelle approche diplomatico-militaire de l’axe Paris-Abidjan.
Car depuis que le Mali et ses alliés ont exigé le retrait de leurs pays des forces militaires françaises engagées dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et plus largement en Afrique, le dispositif militaire française anti terroristes en Afrique s’en trouve affecté. Paris et Abidjan ont donc l’urgente mission de trouver des solutions pour éviter un vide préjudiciable à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région ouest africaine. D’autant plus que les Forces françaises en Côte d’Ivoire constituent une base stratégique avancée dans la lutte contre le terrorisme en Afrique subsaharienne.
Daouda LY












