@informateur- Les armes et l’armée pourraient-elles faire leur apparition si la situation politique venait à se détériorer davantage au Sénégal? Beaucoup le craignent. C’est pourquoi des médias sénégalais n’hésitent plus à adresser une mise en garde à Macky Sall dans ce sens. « Aux acteurs politiques sénégalais : Si vous faites le c…le pouvoir sera transféré à l’armée », peut-on lire à la Une du Dakar Times, tel que rapporté par les réseaux sociaux.
Un titre qui en dit long sur l’atmosphère politique au Sénégal et les inquiétudes que cette situation suscitent. Faut-il le rappeler, après le chapitre de la rébellion que dirigea l’Abbé Augustin Diamancoun Senghor en Casamance, le Sénégal connaît aujourd’hui sa seconde crise politique majeure. Par la faute du Président sortant Macky Sall qui semble avoir abandonné le chemin de la démocratie. Tant ses actes apparaissent comme un verrou aux libertés, aux droits de l’Homme et par conséquent au libre jeu démocratique au Sénégal.
Le report de l’élection présidentielle sénégalaise prévue le 25 février 2024, l’éviction de la course à la présidence des principaux opposants, la répression violente des opposants et acteurs de la Société civile avec pour conséquence des émeutes meurtrières, les emprisonnements à caractère politique, les entraves à la liberté d’expression et de la presse avec à la clé l’arrestation de journalistes, ne laissent, aux yeux des observateurs, plus de doute sur ce que l’opinion sénégalaise considère comme une velléité de confiscation du pouvoir par Macky Sall.
Le pays de la Teranga, naguère inscrite sur la liste des démocraties exemplaires en Afrique sortira-t-il de l’ornière politique par le dialogue ? Ou alors le pire est à venir. Il faut espérer que non.
Daouda LY












