‘@Informateur- Fin de règne pour le président Ali Bongo au Gabon. Des éléments de l’armée parmi lesquels des gendarmes, des militaires et des membres de la garde présidentielle ont annoncé, ce mercredi 30 août 2023, l’annulation du scrutin, la dissolution de toutes les institutions et la fermeture des frontières. Une prise de pouvoir qui intervient sans effusion de sang et en pleine diffusion des résultats officiels qui donnait pour vainqueur Ali Bongo avec 64,27% des suffrages exprimés.
Les militaires qui disent agir au nom d’un Comité de transition et de restauration des institutions justifient ce coup de force par «une gouvernance irresponsable, imprévisible qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale risquant de conduire le pays au chaos». Ils ont lancé un appel au calme et à la sérénité à la population gabonaise et rassuré la communauté internationale de leur attachement au respect des engagements du Gabon.
Quelques heures après l’annonce des militaires, ces derniers ont porté le général Brice Oligui Nguema, chef de la garde républicaine Ali Bongo à la tête du Comité de transition et de restauration du des institutions.
Président du Gabon depuis le 16 août en succédant à son défunt père Oumar Bongo, Ali Bongo Ondimba, 64 ans briguait cette année son 3éme mandat. Ses 14 années de règne complètent la durée de la dynastie Bongo à 55 ans au pouvoir. Ce coup de force qui intervient en Afrique centrale n’est pas moins un avertissement aux voisins Camerounais, et Congolais. D’où la crainte d’un regain d’instabilité en Afrique Centrale.
Alfred SIRIMA












