‘@informateur- C’est une nouvelle qui va certainement plaire aux usagers du système de transfert d’argent de l’entreprise de mobile money, Sank Money. Moins de 6 mois après l’ouverture de son capital à de nouveaux actionnaires, l’entreprise amorce une amélioration de son offre de service.
De fait, cette jeune entreprise dont la création date seulement d’à peine deux années et qui suscite déjà un réel engouement auprès de la population lance bientôt un service innovant. Il s’agit d’une nouvelle application qui fonctionnera avec ou sans connexion internet. L’information a été livrée, mercredi à Ouagadougou, à la presse par les responsables de ce service mobile.
Selon M. Sada Zougmoré, représentant des nouveaux actionnaires de la société, cette application fonctionnera avec ou sans connexion internet et nécessitera par défaut le service USSD. «Entendez par protocole USSD (Unstructured Supplementary Service Data), un système global de communication mobile qui vous permettra d’envoyer des messages texte sans avoir besoin d’une connexion internet», a-t-il indiqué. Précisant que l’équipe dirigeante de Sank Money s’est soumise aux règles en la matière et a obtenu une autorisation de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP).
Toutefois, fait remarquer M. Zougmoré : «Pour être effectif et selon la directive de ARCEP, une implémentation dudit service doit être fait par une multinationale de la place. Toute chose qui n’est toujours pas effectif jusqu’à présent». Et pour cause, dénonce-t-il, «Tout porte à croire que des mains invisibles tenteraient d’étouffer la start-up Burkinabè Sank Money malgré l’autorisation de l’ARCEP chargée d’arbitrer le monde des télécommunications et son secteur du Transfert d’argent».
A en croire le conférencier, «sans le service USSD que cette société de téléphonie doit fournir à la société locale à capital local Sank Money, il sera quasiment difficile, voire impossible, de lancer nos activités dans ce monde savamment aux mains des multinationales qui se taillent depuis des années la part du lion et souvent au mépris des intérêts des consommateurs et de nos Etats». D’où son appel aux autorités burkinabè «à prendre à bras le corps la question de l’accompagnement des promoteurs nationaux qui acceptent aller au challenge face aux géants mondiaux dans nos propres pays».
Sank Money qui s’inspire d’un pan de la vision économique panafricaine du président Thomas Sankara convainc déjà par sa maitrise des systèmes de transfert d’argent et pourrait séduire la sous-région et la diaspora burkinabè.
Alfred SIRIMA















