‘@informateur- Acquitté définitivement par la CPI le 31 mars 2021 pour l’ensemble des charges de crimes contre l’humanité pour lesquelles il avait été poursuivi, Charles Blé Goudé, qui résidait depuis lors aux Pays-Bas, a regagné, samedi, la Côte d’Ivoire où il entend « accompagner » le processus de réconciliation.
« Je suis venu, mon rôle n’est pas de vous révolter, parce que ce pays a été blessé, ce peuple a été traumatisé, le peuple que vous êtes, vous avez besoin d’un discours qui vous rassure », a assuré Blé Goudé, devant des milliers de personnes à la Place CP1 de Yopougon et en présence de Mme Simone Ehivet Gbagbo, présidente de MGC et Pascal Affi N’guessan, président du FPI.
Quelques heures plutôt, ces deux personnalités l’avaient accueilli à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny à son arrivée au pays après dix ans d’abscence.
A la place Cp1 où il est arrivé à 15h03 sous une pluie battante, tout trempé, Blé Goudé a rappelé avoir été « transféré en prison (à la Haye) et son devoir est d’accompagner le processus de paix ».
« Je suis revenu avec un trophée de vérité. Ne jugez pas une personne sans avoir écouter la perdonne que vius jugez », a-t-il invité ses partisans avant de leur donner un rendez-vous de vérité dans « quelques semaines » dans une conférence de presse où « tous les sujets seront abordés », a-t-il insisté.
Auparavant, il a exprimé sa « reconnaissance » aux autorités ivoiriennes pour son retour, notamment, « le président de la République qui a suivi, de bout en bout, le dossier de mon retour », a révélé l’ex-leader de la galaxie patriotique. « Merci, merci et merci au Président de la République », a-t-il martélé.
« Vous allez m’accompagner dans ce processus de paix dont notre pays a besoin. Ce pays, c’est notre pays, on ne doit pas le détruire », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il aura « le temps de parler aux Ivoiriens » car il n’est pas « de passage » en Côte d’Ivoire.
Pour sa part, Simone Gbagbo « très heureuse » a salué le retour de son « fils » Charles Blé Goudé car « Dieu fait toute chose bonne en son temps, et personne ne pouvait empêcher ».
« Ce ne sera pas dans les palabres, ça ne sera pas dans les revendications inutiles. Tous ceux qui ont peur n’ont qu’à se calmer » car « nous avons une Nation à bâtir, un peuple à bâtir et des intelligences à transformer », a conseillé l’ancienne Première Dame ivoirienne.
Geneviève MADINA












