‘@informateur- Dans sa chronique hebdomadaire dénommée, « La causerie de N.D », diffusée chaque jeudi sur sa page Facebook, l’artiste-chanteur, Noël Dourey, estime que la dignité ne se « décrète » pas mais s’acquiert contrairement, selon lui, à ce que une nouvelle classe de « panafricanistes » veut faire croire.
D’entrée, celui qu’on appelle le « crooner » de la musique ivoirienne rappelle à ceux qu’il qualifie de « pseudo-panafricanistes » que la Côte d’Ivoire est une terre de « rencontres, de brassage de cultures » où tous les Africains « se sentent bien ».
Pour étayer ses propos sur « la dignité » que réclament ces panafricanistes pour fustiger les grandes puissances comme les Etats-Unis et la France, les « maux » de l’Afrique, Noël Dourey puise dans la tradition.
Ainsi, explique-t-il , « pour aller au champ ou pour en revenir, il n’y a qu’un seul chemin. Et la route qu’on prend peut être semé d’embûches avec les gros arbres qui tombent soit par la force du vent ou de l’orage. Il peut même avoir des flaques d’eau. On coupe les arbres ou on les saute et on libère la route pour aller au champ », enseigne-t-il.
« Le champ est considéré comme l’ami qui ne veut pas nous voir sombrer. Cette route qui nous emmène au champ, c’est la coopération. Les accords qui peuvent être bons ou mauvais mais qui trouvent les moyens d’être toujours en harmonie, en symbiose. Quand tu as donné à ta coopération les armes pour êtte heureux, tu n’as aucun soucis. Le danger c’est quand tu changes de route pour aller au champ. Car avec la nouvelle route que tu prends, tu peux te perdre en chemin », soutient-il avant d’asséner que « c’est que les pseudo-panafricanistes sont ».
Et le président du conseil de gestion du Palais de la Culture d’Abidjzn de poursuivre qu’ « ils se jettent dans l’inconnu sous prétexte qu’à cause de la France, ils n’arrivent pas à avoir du travail dans leur pays, sous prétexte qu’à cause de l’Union européenne, on les empêhe de frapper leurs épouses, sous prétexte encote que les Etats-Unis veulent se considérer comme les gendarmes du monde ».
Alors « il faut tout casser pour prendre un autre chemin lugubre, un chemin en manque de coopération où on peut s’asseoir pour dire voilà ce que nous voulons pour notre pays ».
Pour Noël Dourey, la dignité que ces pseudo-panafricanistes révendiquent, « ne se décrète pas mais elle s’acquiert par le travail, par la construction efficiente et intelligente de nos cités et villes, de nos infrastructures. La dignité s’acquiert par la réalisation des programmes au profit de nos populations pour lesquelles nous sommes engagés en politique. La dignité s’acquiert par le travail qui est fait en faveur des couches défavorisées » auxquelles on offre « l’éducation, la santé, l’électricité, l’eau potable… »
« Quand vous avez tous ces atouts, alors on peut parler de dignité. On peut dire que les Chinois sont dignes. Ils n’ont pas pleuré, ils n’ont pas cherché d’alliers, ils ne sontbpas aller à gauche ou à droite. Le champ pour eux c’etait le progrès par les capitaux qu’il fallait capter(…). Mais nous les Africains, quand on nous demande de faire des efforts sur nous-mêmes, sur nos capacités propres pour qu’on nous remarque pour attirer des investisseurs, on se cache pour crier « les Francais on n’en veut pas, les Américains on n’en veut pas, l’Union européenne on n’en veut pas », s’indigne-t-il.
« On est incapable de nous élever pour comprendre que si nous sommes là c’est parceque les populations ont besoin d’un mieux-être mais ce n’est pas parce que nous aurions choisi Tantapion que nous serions dignes. Voir les Français, lesUsa , l’Ue à nos côtés, ce sont nos partenaires et non nos ennemis. (…). Cette fuite en avant n’est pas la dignité »,conclut M. Dourey.
Geneviève MADINA












