‘@Informateur- C’est un phénomène qui prend de plus de plus de l’ampleur et inquiète le monde agricole en Côte d’Ivoire. En effet, l’activisme des exploitants forestiers dans certaines localités du pays, notamment dans l’ouest fait des ravages dans les champs des producteurs et va à rebrousse-poil de la politique de l’agroforesterie.
De fait depuis quelque temps des exploitants forestiers se permettent de procéder à l’abattage des arbres qu’ils ciblent dans des plantations de Café-cacao sans aucune autorisation préalable des producteurs. Lors de ces abattages, les arbres détruisent dans leur chute des pans entiers de cacaoyers et des caféiers. Ces destructions qui réduisent la production agricole des pauvres paysans ne font pas l’objet d’une indemnisation. Une dizaine de plantations dans les villages de Kahen et de Koulouan dans la région du Guémon, notamment à Bangolo, ont fait les frais de ces exploitants forestiers sans cœur.
Pourtant selon l’article 27 de la loi numéro 2019-675 du 23 juillet 2019 relative code forestier «la propriété d’une forêt naturelle ou d’un arbre naturel revient au propriétaire de la terre sur laquelle ils sont situés. La propriété d’une forêt créée ou d’un arbre planté, revient au propriétaire foncier ou la personne qui l’a créée ou planté en vertu d’une convention avec ledit propriétaire».
A l’aune de la loi, l’abattage de ces arbres sans le consentement des propriétaires des plantations tombe sous le coup des infractions à réprimer. A ce sujet l’article 87 du code forestier prévoit une peine de un à six mois de prison et d’une amende de 100.000 à 500.000 FCFA.
L »administration forestière et la sous-préfecture de Bangolo ont été saisies de la situation qui prevaut mais rien n’est fait en vue d’interpeller les auteurs de ces abattages.
Charlène ADJOVI













