‘@informateur- Alors que l’on s’achemine vers la période intermédiaire de la commercialisation du Cacao, le prix minimum garanti aux producteurs fixé à 825 FCFA au lancement de la campagne cacaoyère 2021-2022 en octobre dernier, n’est plus respecté depuis le mois de février.
En effet, selon plusieurs producteurs qui se sont plaints à Informateur.ci, des particuliers, notamment des Libanais profiteraient du blocage de la commercialisation pour acheter aux mains des producteurs le kg du cacao à 600 FCFA au lieu de 825 FCFA. Ce qui représente un manque à gagner de 225 par kg pour les producteurs.
«C’est depuis le mois de février que les prix ont été cassés ici. Ils viennent et proposent 600 FCFA à prendre ou à laisser or les planteurs n’ont pas le choix. Ils ont besoin d’écouler leurs produits. Le gouvernement a fixé un prix de 825 FCFA, nous n’avons pas les moyens de le faire respecter. C’est pourquoi nous dénonçons», s’indigne Boni Marcellin, un producteur de la région de la Mé.
Dans plusieurs autres localités du pays, notamment dans les zones de production de cacao, les producteurs sont confrontés à cette réalité, sans défense. Le Conseil Café-cacao, organe de régulation, et ses démembrements, censés veiller au respect des prix se complaisent encore dans leurs salons feutrés. Se contentant d’émettre des directives sans suivis, ni contrôles.
Faut-il le rappeler dans moins d’une semaine, la Côte d’Ivoire amorce la campagne intermédiaire où le Prix de 825 FCFA/kg pourrait être revu à la baisse. Or depuis deux mois déjà, en pleine campagne, le Conseil Café-Cacao a refusé de libérer des quotas aux exportateurs afin que les producteurs puissent écouler leurs stocks.
Charlène ADJOVI












