@Informateur- Dans une interview qu’il a accordée, ce vendredi 28 janvier à Opéranews, le président de la Plateforme panafricaine Efforts de Paix propose une transition de 3 ans au Burkina Faso. «C’est au peuple de décider et je pense qu’une idée consensuelle sera dégagée lors des consultations annoncées par le chef de l’Etat. Pour ma part, je pense que 3 années sont raisonnables au regard de l’ampleur de la crise sécuritaire. Mais il n’y a pas que la crise sécuritaire, il y a la question de la réconciliation avec laquelle l’ex-régime à louvoyer. J’estime que cette transition naissante porte beaucoup d’espoir après qu’on ait vu jusqu’où la haine et le manque de tolérance peuvent conduire un pays», a confié Hamed Savadogo.
Engagé en faveur de la paix dans la sous-région, le leader de la jeunesse burkinabè en Côte d’Ivoire met la réconciliation des Burkinabè en seconde priorité après la question sécuritaire. «C’est l’une des conditions de la réussite de la transition. Le chef de l’Etat l’a lui-même indiqué dans son adresse en ces termes : «Nous tenons-là, une grande opportunité pour réconcilier notre peuple avec lui-même et déclencher sa marche triomphale vers l’horizon du bonheur». C’est une question principale autant que celle de la sécurité», estime M. Savadogo.
Anticipant sur une éventuelle sanction que pourrait prendre la Cedeao contre le Burkina, Hamed Savadogo s’est voulu interrogatif. «Qu’est-ce que cette institution sous régionale a apporté comme solutions aux maux qui minent le Burkina Faso? Qu’est-ce qu’elle a apporté au Mali, et à la Guinée pour ne citer que ces trois pays où les militaires ont pris le pouvoir ? », s’est-il interrogé. Avant d’exhorter l’institution à « murement réfléchir sur la distribution trop facile des sanctions contre-productives et à s’engager auprès de ces Etats-parties en difficultés pour leur redressement».
Quant aux consultations annoncées par lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, nouveau chef de l’Etat du Burkina Faso, Hamed Savadogo estime que la diaspora doit être impliquée. «J’exhorte la junte militaire à impliquer la diaspora dans cette ère nouvelle qui s’ouvre au Burkina Faso. Il faudra même songer au-delà du ministère des Burkinabè de l’Extérieur, disposer à l’avenir à la présidence, d’un Conseiller en charge des Burkinabè de l’Extérieur qui remonte de manière directe les préoccupations de la diaspora au Président du Faso», a-t-il plaide la cause des Burkinabè de l’Extérieur.
Charlène ADJOVI












