@Informateur- En réaction aux nouvelles « sanctions très dures » imposées, dimanche, par la Cédéao au Mali, la junte au pouvoir a dénoncé, lundi, « l’instrumentalisation » de l’organisation sous-régionale par des « puissances extra-régionales ».
Sans surprise, les autorités maliennes ont condamné « énergétiquement » ces sanctions jugées « illégales » et « illégitimes » prises par l’Uemoa et la Cédéao et regrette que « des organisations sous-régionales se fassent instrumentaliser par des puissances extra-régionales aux desseins inavoués », se gardant de les citer.
Selon un communiqué du Colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le gouvernement malien de transition décide, « sur la base de la réciprocité, de rappeler ses Ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la Cédéao et de la fermeture de ses frontières aériennes et terrestres avec les Etats concernés » ainsi qu’il se réserve le droit de « réexaminer sa participation » à la Cédéao et à l’Uemoa.
Tout en déplorant le caractère « inhumain » de ces mesures, « le gouvernement du Mali prendra (..) toutes les mesures nécessaires en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses », promet le ministre Abdoulaye Maïga, par ailleurs, porte-parole du gouvernement et « invite les populations au calme et à la retenue ».
Dimanche, les Etats d’Afrique de l’Ouest ont adopté, à Accra, des sanctions qualifiées de « très dures » envers la junte au Mali qui veut prendre le pays « en otage » en se maintenant au pouvoir sans élections pendant des années.
Les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), reunis à huis clos dans la capitale ghanéenne, ont rejeté le projet de la junte de continuer à diriger le pays jusqu’à cinq années supplémentaires et au manquement des militaires à l’engagement d’organiser le 27 février prochain des élections présidentielle et législatives qui devraient ramener des civils à la tête du pays.
Alfred SIRIMA












