@informateur- L’ex-président nigerian Goodluck Jonathan, le médiateur de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) était, mercredi, en visite pour transmettre un message de fermeté des chefs d’État de l’organisation sous-régionale au président de la transition le colonel Assimi Goïta.
Après deux heures d’échanges au palais présidentiel de Koulouba, l’envoyé du chef de l’Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Cédéao est reparti sans souffler un traite mot sur ces échanges où la proposition de chronogramme prévoyant un prolongement de la transition de cinq ans était au centre de la rencontre.
Toutefois, selon Rfi citant des sources diplomatiques accréditées à Bamako, Goodluck Jonathan, a clairement affirmé que la transition politique d’une durée de cinq ans proposée par la junte malienne ne passe pas. Pour la médiation, « cinq ans de transition pour des putschistes ? C’est par exemple plus que le mandat d’un président démocratiquement élu au Nigeria », rapporte le site de la radio mondiale. De fait, le messager de la Cédéao a suggéré à ses interlocuteurs de revoir leur copie d’ici à dimanche 9 janvier, date du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale sur le Mali à Accra, au Ghana.
Or, selon les autorités de la transition, le chronogramme est « une base de discussions entre le souhait des Maliens et les exigences de la Cédéao ». Aussi, jouent-elles la carte de la diplomatie pour faire en sorte d’expliquer leur priorité de mettre en œuvre les réformes issues des Assises nationales de la refondation avant toute élection. Ainsi, après la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Sierra Leone, des délégations maliennes seront dépêchées en Algérie, au Nigeria… pour continuer ce plaidoyer que nombre d’organisations maliennes ayant boycotté les Assises nationales rejettent également.
Pour ces dernières, « à partir de la date légale de la fin de la Transition, il faut sortir, se mobiliser contre la pensée unique », ont-elles appelé, mercredi lors d’une conférence de presse unitaire à Bamako. Autant le dire, le compte à rebours a, véritablement, commencé entre les autorités et la Cédéao.
Alfred SIRIMA












