@Informateur- Plus d’une semaine après la conférence de presse le 27 décembre 2021 du Procureur de la République sur les évènements violents qui ont émaillé la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont produit une déclaration commune sur la question.
Les partis présidés par Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo sont revenus sur l’incidence de cette sortie du Procureur Adou Richard sur le dialogue politique relancé mi-décembre. « Le procureur de la république a porté de graves accusations, assorties de menaces de poursuites judiciaires, contre des dirigeants des partis de l’opposition. Il importe de signaler que la conférence de presse du procureur a curieusement coïncidé avec la nouvelle date butoir de dépôt des termes de référence (…) Ainsi, mis en rapport avec ce report, la sortie du procureur et le silence du gouvernement, quant à la suite attendue des travaux du dialogue, une semaine après la nouvelle date butoir, constituent un faisceau d’indices concordants suffisants pour justifier les interrogations du PDCI-RDA et du PPA-CI sur la volonté réelle du gouvernement de conduire le dialogue politique qu’il a librement initié », indiquent les deux poids lourds de l’opposition dans leur déclaration.
Le PDCI et le PPA-CI affirment également être « inquiets » face « au peu d’intérêt que le Chef de l’Etat a accordé au sujet du dialogue politique dans son discours de fin d’année ». Les deux partis ont dans ce sens, interpellé le gouvernement à « sur sa responsabilité première de garantir le succès de cette phase du dialogue ».
Pour rappel, c’est le 16 décembre dernier que le Premier ministre Patrick Achi a relancé le dialogue politique lors d’une cérémonie dans les locaux de la Primature en présence de la majorité des formations politiques de l’opposition.
Steven IBRAHIM












