@informateur.info- Les hommes armés ont arrêté, tôt ce lundi 25 octobre, plusieurs dirigeants soudanais, dont le Premier ministre, après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition.
Dans la foulée, le général Abdel Fattah Burhan qui revendique le coup de force, mettanten cause « des luttes politiques intestines » a dissous le gouvernement de transition.
Des troupes militaires et paramilitaires ont été déployées dans la capitale, l’aéroport de Khartoum fermé et les vols internationaux sont suspendus ainsi que l’accès à l’internet y suspendu.
Les émeutes en cours ont déjà fait deux morts et près de 80 blessés, signale-t-on. Après ce coup de force au Soudan, les réactions internationales ne se sont pas fait attendre
Ainsi, les Etats-Unis appellent à la libération des membres du gouvernement en condamnant « la prise de pouvoir par les militaires ».
L’Union africaine préoccupée de « l’évolution dangereuse » de la situation au Soudan appelle à « la libération de tous les dirigeants politiques détenus et au strict respect nécessaire aux droits de l’homme ». Pour l’organisation panafricaine, « le dialogue et le consensus sont le seul moyen approprié pour sauver le pays et sa transition démocratique », a insisté le président de la Commission, Moussa Faki Mohamed.
Alfred SIRIMA
avec Rfi et France 24












