@informateur.info- L’ Alliance pour la Défense de la Patrie (ADP), une association de la société civile qui a pour mission de travailler à promouvoir les valeurs démocratiques, a dénoncé, ce mercredi, dans une conférence de presse à Ouagadougou, la situation sécuritaire alarmante au Burkina Faso et évoqué la question de la réouverture des frontières.
Le conférencier du jour, Abraham Badolo, président de l’ADP, a relevé les « attaques terroristes récurrentes », de ces dernières semaines, notamment, celles de Markoye, de Toeni et de Arbinda qui ont « malheureusement enregistré plusieurs compatriotes tombés sur les théâtres de la guerre », a-t-il déploré.
Cette guerre imposée au Burkina Faso, selon lui, a atteint un seuil d’inquiétude totale dans la mesure où elle menace la souveraineté territoriale et les fondations de la Patrie.
« Face à ce déluge en gestation, l’union de l’ensemble des Burkinabè de toutes les contrées et la conviction sans faille à la cause défendue sont les préalables pour une réponse efficiente face à l’hydre terroriste », espère M. Badolo pour qui, « les querelles permanentes entre les filles et les fils du Burkina Faso autour de la cause nationale défendue sont un frein pour une lutte efficiente contre ce cancer », a-t-il ajouté.
Pour Abraham Badolo et son association, la fermeture des frontières pour cause de Covid-19, a largement atteint ses limites, depuis plus d’un an. Aussi, l’ADP a accueilli « avec un intérêt particulier » l’annonce lors du dernier Traité d’amitié et de coopération (TAC), de la mise en place d’une commission qui va examiner la réouverture des frontières entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. Selon le président Badolo, « l’ouverture de ces frontières va relancer l’économie qui a été fragilisée par cette crise sanitaire », a-t-il conclu.
Alfred SIRIMA












