‘@Informateur.info- Alors que la mévente du cacao plonge les producteurs de cacao dans le désarroi et fait débat en Côte d’Ivoire, Seydou Kiebré, membre du syndicat pour le développement et la promotion du secteur agricole de Côte d’Ivoire (Sydeproa-ci) appelle le Conseil café cacao à faire usage de son fonds de resserve pour racheter les stocks bloqués.
De fait, dans une déclaration dont Informateur.info a reçu copie, ce dernier révèle que le Conseil cacao s’octroie chaque année 170 milliards FCFA au titre des prélèvements sur la commercialisation du cacao comme fonds de réserve. «Que fait-on de cet argent pendant que les producteurs souffrent et meurent dans l’indifférence des autorités qui ne manquent aucune occasion de se targuer d’être le premier producteur mondial du cacao», s’interroge Seydou Kiébré qui estime qu’on a «longtemps caché la vérité aux producteurs».
Selon Seydou Kiebré, ce sont des dizaines de milliers de tonnes de cacao qui sont bloqués depuis décembre 2020 en Côte d’Ivoire. «Il suffit que le Conseil veuille bien débloquer les moyens pour les racheter et les stocker quelque part en attendant de meilleurs jours pour que la crise soit résolue. La Côte d’Ivoire a les moyens d’éviter cette crise. Ne pas le faire n’est rien de plus ni moins que de se moquer des producteurs», martèle-t-il.
Producteur de cacao dans la région du Guémon, Seydou Kiébré a, également, dénoncé l’approche du Conseil qui consiste à financer chaque fois qu’il y a crise, des associations non représentatives pour aller sensibiliser les producteurs. «Ce travail devrait être fait par les salariés du Conseil qui sont représentés dans 13 régions de la Côte d’Ivoire. Cela aurait le mérite de justifier leur salaire par ces temps de crise», dénonce-t-il. Estimant que «s’il y a de l’argent à distraire, il faut l’utiliser pour construire des sites de stockage pour le cacao qui n’arrive plus à quitter les plantations».
Pour ce professionnel du secteur du cacao, il est temps que la cause des producteurs soit véritablement prise au sérieux. C’est pourquoi, il annonce des actions pour bientôt dans le cadre du Sydeproa-ci pour exiger que les textes du Conseil Café cacao soient revus pour une meilleure défense des intérêts des producteurs en cas de crise. Une opération qui suscite déjà beaucoup d’adhésions des producteurs à l’intérieur du pays.
Charlène ADJOVI












