‘@Informateur.info- Charles Blé Goudé, l’ex-ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo entend mettre, bientôt, en librairie, un livre pour dire sa « part de vérité » sur la crise postélectorale de 2010 qui a, officiellement, fait 3000 morts ainsi que sur les péripéties de sa déportation à la CPI où il a été jugé et acquitté des charges de « crimes contre l’humanité et crimes de guerre ».
C’est l’intéressé qui l’a annoncé lui-même, dimanche, sur sa page Facebook à la faveur du huitième anniversaire de son arrestation au Ghana où il était en exil avant sa déportation à la Cour pénale internationale.
« Ma part de vérité concoctée dans un livre, est en cours de finition pour une parution prochaine afin que les faits fassent taire le mensonge dans un silence sans gloire », a écrit Blé Goudé, se souvenant que ce dimanche 17 janvier 2021, cela faisait « huit ans ( 8 ans) que la police ghanéenne me mettait aux arrêts, après avoir défoncé ma porte à 06h tôt le matin d’un 17 janvier 2013 ».
Déporté en Côte d’Ivoire, l’ex-leader de la galaxie patriotique a été « détenu au secret 14 mois à la DST avant d’être transféré à La Haye », révèle-t-il, se désolant « des personnes physiques et morales de qui j’étais en droit d’attendre un soutien en pareilles circonstances, ont plutôt enclenché une campagne de mensonges qui tranchait avec ma triste réalité du TROU de la DST », souligne Blé Goudé qui a fêté ses 49 ans le 1er janvier dernier.
« Pendant que j’étais enchaîné dans le coffre d’un véhicule, les mauvaises langues m’annonçaient dans un avion qui aurait été affrété par le régime d’Abidjan », s’indigne le président du COJEP qui aura entendu, selon lui, des insanités sur sa personne du genre « Blé Goudé n’est pas en prison, il boit du champagne avec Hamed Bakayoko, il a fait un deal, etc. », rapporte-t-il.
A en croire le natif de Kpogrobouo, dans la sous- préfecture de Guibéroua, département de Gagnoa, « même lorsque des images (photos) finissent par révéler ma souffrance à la DST, certains ont préféré spéculer sur la blancheur de mes dessous, comme si pour prouver ma fidélité au combat, je devrais porter des caleçons noirs », assène-t-il. Visiblement, Blé Goudé en a gros sur le coeur.
Mais il a la lucidité de se souvenir et remercier ceux des « Ivoiriens et Africains qui m’ont soutenu », en leur promettant ce livre pour dire sa « part de vérité « .
Geneviève MADINA












