‘@Informateur.info- A quelques heures du message à la nation du chef de l’Etat Alassane Ouattara, fortement soupçonné par une certaine opinion de vouloir annoncer sa candidature, des militants du Front Populaire Ivoirien ont pris la rue pour exiger que le nom de Laurent Gbagbo soit réinscrit sur la liste électorale.
A défaut de l’esplanade du siège de la commission électorale où un impressionnant dispositif sécuritaire a été mis en place, les manifestants ont choisi de dresser des barricades sur le boulevard Latrille à la hauteur de Sococé. La police a dû faire usage de gaz lacrymogène pour les disperser. Une situation qui perturbe fortement la circulation.
Cette manifestation a été initiée par Marie Odette Lorougnon, Vice-présidence du Front populaire ivoirien (FPI), chargée de la mobilisation et de l’implantation du parti organise. Elle appelait mercredi, les partisans de Laurent Gbagbo à un sit-in ce jeudi devant la Commission Électorale Indépendante pour exiger l’inscription de Gbagbo sur la liste électorale.
Faut-il le rappeler, le ton des premières manifestations préélectorales a été donné, il y a deux semaines, par les militants du RHDP qui ont pris la rue à Daloa, notamment, pour soutenir et susciter un troisième mandat du président sortant.
Hier mercredi, à Yopougon, deux mouvements de la société civile, notamment, «Tournons la page» et «Code 91» ont également organisé une manifestation pour s’opposer à un troisième mandat de Alassane Ouattara qu’ils considèrent comme de la violation de la constitution.
Or pour Gnamien Konan, président de la Nouvelle Côte d’Ivoire (Nci), dont les propos ont été rapportés ce jeudi par notre confrère Afriksoir.net, «Celui qui viole la constitution ne peut pas respecter le résultat des urnes».
Ces manifestations qui participent de l’expression démocratique s’expriment alors que le président Alassane Ouattara doit se prononcer, ce soir, sur sa candidate.
Dalima DAHOUE














