‘@Informateur.info- A l’issue de la réunion du Bureau politique qui a décidé du retrait de son parti, l’UDPCI, du RHDP, Albert Mabri Toikeusse, a expliqué à la presse les faits qui l’ont amené à claquer la porte de la coalition au pouvoir.
D’entrée, le désormais ex-2è Vice président du RHDP dit ne pas être parti sur « un coup de tête » comme cela se raconte. Selon lui, « il y a quand même eu une longue marche et il y a eu des faits qui nous confortent dans la décision qui a été prise cet après-midi (ndlr: dimanche 2 août 2020 ) ». Et Mabri Toikeusse, « membre fondateur du RHDP » qui a signé « le 18 mai 2005 l’accord RHDP à Paris » d’égrener le long chapelet de frustrations subies en 15 ans de chemin avec ses ex-alliés de la coalition où il a « participé à tout ».
« La longue précampagne ensemble jusqu’en 2010, lorsque nous avons séjourné ensemble cinq mois à l’hôtel du Golf, malgré les risques auxquels nous étions exposés, lorsque M. Mabri est sorti de l’hôtel du Golf dans des conditions qu’il ne va pas exposer ici publiquement pour aller défendre la victoire d’Alassane Ouattara, lorsque nous avons été les premiers à la demande du Président de dire oui à son deuxième mandat, de prendre le leadership de la promotion de cette candidature, lorsque nous avons été obligé de choisir de quitter le gouvernement parce que nous avons voulu simplement 5 ou 6 postes aux législatives en plus, lorsque malgré toutes ces frustrations, nous sommes retournés ensemble pour essayer de reconstruire le RHDP, parti unifié et que nous avions coopté le bureau bien qui n’y a pas eu de congrès d’évaluation, de participer au congrès constitutif du RHDP unifié », s’offusque le président de l’UDPCI.
Après tout cela, dénonce-t-il, « nous constatons que nous ne sommes pas associés à une décision importante, portant choix du candidat pour l’élection présidentielle 2020, alors que le congrès de l’UDPCI qui a pris la décision de soutenir monsieur Alassane Ouattara en 2015, nous dit qu’il faut que nous soyons candidat en 2020, que nous avancions l’offre au RHDP ».
Autre grief selon M. Mabri « l’on se permet de dire que nous pesons que 1%, et que nous n’avons absolument rien apporté, alors qu’en termes d’accord politique, il y a l’apport qualitatif et l’apport quantitatif et même si je veux m’appuyer sur les données statistiques, nous ne pesons pas 1% », rectifie, amer, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur.
Toutefois, ATM, comme le surnomment ses partisans, prévient ses anciens compagnons que « les données de 2010 sont loin d’être les données de 2020 ».
Et le président de l’UDPCI de conclure que « lorsqu’un 2ème vice-président est limogé du RHDP par un directeur exécutif (ndlr: Adama Bictogo) qui est devenu amnésique et que l’on prend le temps de réunir le Bureau politique de l’UDPCI au moment où la pandémie du Covid-19 est en train de s’estomper, on ne peut pas dire que c’est sur un coup de tête que la décision a été prise ». Visiblement la coupe était bien pleine.
Charlène ADJOVI












