‘@Informateur.info- Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, parti au pouvoir), désignera son candidat à la présidentielle à l’issue du Conseil politique du 29 juillet 2020, en remplacement d’Amadou Gon Coulibaly, décédé le mercredi 8 juillet dernier.
L’information a été donnée, jeudi, par Adama Bictogo, le Directeur exécutif du RHDP qui rencontrait les délégués départementaux, sous-préfectoraux et communaux de ce parti, au palais de la culture de Treichville.
Pour Adama Bictogo, ce Conseil politique du 29 juillet 2020 marquera « le sacre » des différents appels à Alassane Ouattara, président du RHDP, à se porter candidat pour l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, pour faire « triompher la mémoire d’Amadou Gon Coulibaly désigné candidat le 12 mars 2020 » avant d’être fauché par la mort quatre mois plus tard.
Depuis le décès subit du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly après le Conseil des ministres de ce mercredi-là, les cadres (Adama Bictogo en tête) et instances du RHDP font des appels de pied au Chef de l’État Alassane Ouattara pour suppléer au défunt candidat et briguer un 3è mandat après deux autres consécutifs.
« Nous allons lui demander de revisiter l’annonce qu’ il a faite le 5 mars 2020 à Yamoussoukro pour être le candidat du parti », a annoncé Adama Bictogo dans un tonnerre d’applaudissements d’approbation.
Pour rappel, le Président Ouattara avait, solennellement, renoncé devant le Congrès (Sénat et Assemblée nationale) à un 3è mandat promettant de transmettre « le pouvoir à une jeune génération « .
Ce Conseil politique intervient dans un contexte marqué par le débat sur la légalité d’une éventuelle candidature d’Alassane Ouattara frappé « d’inéligibilité » selon plusieurs constitutionnalistes du pays dont le dernier en date, l’ex-ministre de la Sécurité, Pr Martin Bléou, a publié une tribune libre, ce jour, pour insister que » le président de la République (ndlr: Alassane Ouattara) ne peut, aux termes de la Constitution, sa propre Constitution, briguer un troisième mandat présidentiel, le principe de la limitation le rendant inéligible ».
Geneviève MADINA












