‘@Informateur.info- Indexé dans les réseaux sociaux par des activistes qui le soupçonnaient de délit d’apparence, en raison de la possession d’une villa cossue dans son village, l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) s’était auto-saisie de cette affaire qui mettait en cause, Eric Bougouma, ministre des infrastructures.
A(re)lire Détenu à la MACO: Comment Jean-Claude Bouda s’est défendu sans convaincre lors de son audition
Plus d’un an après cette saisine et l’ouverture d’une enquête par le Procureur qui a commis un expert immobilier à l’effet d’évaluer le coût de la bâtisse incriminée, Eric Bougouma a été mis hors de cause. «Il s’agit d’une maison familiale pour laquelle la construction a impliquée l’intéressé et son grand-frère qui est un entrepreneur», a expliqué, dimanche, Luc Marius Ibriga, Contrôleur général de l’ASCE-LC sur les antennes de Radio Oméga dont il était l’invité du mois.
«Nous ne pensons pas que cela tombait dans le champ du délit d’apparence puisque eu égard au traitement du ministre et ce qu’il peut avoir comme ressource lui-même aurait pu construire ce bâtiment», a révélé Luc Marius Ibriga. Une déclaration qui clos définitivement ce débat concernant le ministre burkinabè des infrastructures.
A(re)lire Enrichissement illicite: Des parcelles et des immeubles attribués au DGA de la douane burkinabè
Si les investigations ordonnées par le Procureur du Faso, Harouna Yoda, ont été favorables à l’un des ministres les plus bosseurs du régime de Ouagadougou, elles l’ont été moins pour son ancien collègue, Jean-Claude Bouda, qui a occupé les fonctions de ministre de la défense. L’on se souvient que les deux ministres avaient été accusés du même délit dans la même période.
«Le Procureur explique que l’ancien ministre s’est constitué un patrimoine immobilier d’un montant provisoire de 252 millions FCFA qu’il ne parvient pas à justifier au regard de ses revenus licites», a rappelé le Contrôleur général. D’où son arrestation le 26 mai 2020 pour faux et usage de faux en écriture privée.
Alfred SIRIMA












