‘@Informateur.info- Dénonçant le transport de personnes en vue de leur enrôlement en tant qu’électeurs dans plusieurs provinces du pays, le Chef de file de l’Opposition politique (CFOP) a donné, mardi, des consignes « strictes » à ses militants pour faire barrage à ces agissements qui constituent, selon l’opposition, « une infraction à la loi électorale ».
Il s’agit « d’intercepter les véhicules transportant des électeurs à enrôler et de les empêcher d’avoir accès aux sites d’enrôlements, de saisir le poste de gendarmerie ou de police le plus proche pour constat, de tenir informés les directions de vos partis respectifs et les démembrements de la CENI, de respecter cette même vigilance à l’approche et pendant l’élection et de respecter et faire respecter la loi ».
Pour l’Opposition « est puni d’une peine d’emprisonnement de un an à deux ans, d’une amende de cinq millions (5 000 000) à dix millions (10 000 000) de francs CFA et de la privation des droits civiques pendant cinq ans, quiconque se rend coupable de faits qualifiés de corruption ou de fraude électorale notamment par :
l’inscription frauduleuse sur les listes électorales, le transfert et le transport des électeurs pour s’inscrire sur une liste électorale ou pour voter ; (…) » , a-t-elle rappelé les dispositions de l’article 336-18 du Code pénal.
Aussi, condamne-t-elle vigoureusement ces actions frauduleuses surtout que « le transport des personnes a été fait avec un véhicule de l’Etat par des cadres du Nouveau Temps pour la Démocratie (NTD) dont certains sont entre les mains de la Gendarmerie pour les besoins de l’enquête », invitant « la justice à faire diligemment toute la lumière sur cette affaire et à condamner les coupables, conformément à la loi en vigueur ».
Alfred SIRIMA












