‘@Informateur.info- Le procès de l’ancien président de l’assemblée nationale Guillaume Soro est prévu se tenir ce mardi 28 avril 2020 à Abidjan.
Le député de Ferkessedougou est jugé pour détournement de deniers publics. Ce, en dépit de l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui a appelé à la suspension des procédures contre le candidat déclaré à la présidentielle.
Quelques heures avant ce procès, Robin Binsard, avocat au barreau de Paris et conseil de Guillaume Soro s’est adressé au président ivoirien Alassane Ouattara.
« La tenue d’un procès, au mépris des droits de la défense et de l’autorité de la décision de la CADHP, consacrerait la fin de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire. Les engagements internationaux et panafricains s’imposent aux juges nationaux. Nous interpellons le Président de la République », a posté l’avocat sur les réseaux sociaux.
Selon Robin Binsard, ne pas respecter cette décision de la CADHP reviendrait à « mépriser la primauté des traités. « Nous ne pouvons nous résoudre à croire en cette hypothèse qui consacrerait la fin de l’état de droit en Côte d’Ivoire », a ajouté Robin Binsard.
Pour rappel, Guillaume Soro est sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis décembre 2019.
Outre les crimes économiques, il est accusé d’atteinte à la sûreté de l’état’












