‘@Informateur.info- A l’initiative du Réseau des professionnels des médias engagés dans la lutte contre les violences sexuelles (REPMLVS), en collaboration avec le ministère de la femme, de la famille et l’enfant, 50 journalistes et blogueurs ont été sensibilisés, mercredi, dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités, dans le traitement de l’information sur les violences basées sur le genre (VBG).
Pour la Présidente du Réseau, Mme Christiane Mahilé-Souleymane, journaliste à Radio Yopougon, cet atelier vise à renforcer les capacités des lanceurs d’alertes (journalistes et blogueurs) dans la lutte contre les VGB, sur la prise en charge des violences sexuelles exercées sur les enfants et amener ceux-ci à observer les principes d’éthique et de sécurité dans la dénonciation et la communication sur les cas de violence sexuelle.
‘’Nous visons, également, à aider à la diffusion de messages qui participent à des changements de comportements des auteurs de violences à l’égard des enfants et faire connaitre la stratégie VBG et quelques bonnes pratiques aux lanceurs d’alertes pour une plus grande diffusion d’information éthique auprès du public’’, a justifié Mme Souleymane.
L’atelier qui s’inscrit dans la campagne des ‘’16 jours d’activisme ‘’ ( 25 novembre au 10 décembre de chaque année) sur les violences faites aux femmes, a été l’occasion pour Socrate Koffi du ministère de la femme, de la famille et de l’enfant d’instruire les journalistes sur les six types de violences basées sur le Genre que sont ‘’ le viol, l’agression sexuelle, l’agression physique, le mariage forcé, le déni de ressources d’opportunités ou de services et la maltraitance psychologique et émotionnelle’’, a-t-il cité.
Aussi, pour Mme Grâce Elleingand, directrice exécutive de l’ONG «Overcome Women », la presse a un rôle préventif dans la lutte contre les viols et autres violences basées sur le Genre, en invitant les hommes et femmes de média à ‘’communiquer de façon responsable en préservant l’identité des victimes’’.
Pour le partenaire technique de l’atelier qu’est le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le développement), Mme Aminata Koulibali a traité le cadre juridique des violences faites aux enfants en insistant sur la vulgarisation des textes de lois qui protègent la femme et l’enfant victimes de violences. Selon elle, ‘’le principe de sécurité doit être essentiel sur la communication des VBG, non seulement pour le survivant (victime) mais aussi pour son entourage’’.
La campagne des « 16 jours d’activisme » sur les violences faites aux femmes et aux filles, lancée en 1991, partant du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jusqu’au 10 décembre, Journée des droits de l’homme, est l’occasion de dynamiser les actions visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles partout dans le monde.
Geneviève MADINA













